Premier pas en vue d'une révision du règlement sanitaire international (OMS)

Les 196 Etats parties au règlement sanitaire international (RSI), en vigueur depuis 2007 pour répondre aux urgences de santé publique dans le monde, ont fait samedi un premier pas pour améliorer son efficacité après l'échec de la crise du Covid-19, a annoncé l'OMS.

Les Etats "ont donné leur accord de principe sur un ensemble important et novateur d'amendements au RSI", a annoncé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué.

"C'est un événement historique", a déclaré le directeur général de l'OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le RSI régule notamment la déclaration d'une urgence sanitaire de portée internationale - le plus haut niveau d'alerte de l'OMS - et comprend des mesures particulières dans les ports et les aéroports, ainsi qu'aux postes-frontières afin de limiter la propagation des risques.

La révision du RSI doit permettre de renforcer les capacités des pays à détecter les crises sanitaires susceptibles de prendre une dimension internationale et à y réagir, à mieux prendre en compte la notion de pandémie, tout en soulignant les principes d'"équité et de solidarité". 

Après la pandémie de Covid-19, plusieurs voix avaient remis en question l'efficacité du RSI, estimant qu'il n'avait ni prévenu, ni jugulé la crise.

Ce processus de révision du RSI, lancé en 2022, se déroule parallèlement aux négociations sur l'élaboration d'un accord mondial sur la prévention et la lutte contre les pandémies. L'objectif de ce projet de traité est de mieux coordonner la réponse internationale, avec en son coeur la question épineuse d'un accès équitable aux vaccins, traitements et outils de dépistage.

Les négociateurs du RSI doivent finaliser leurs travaux la semaine prochaine. Les amendements devront être validés lors de l'Assemblée mondiale de la santé, du 27 mai au 1er juin à Genève, date à laquelle l'OMS espère également conclure le traité sur les pandémies.

"Le RSI a bien servi le monde pendant près de 20 ans, mais notre expérience collective de l'utilisation de cet outil vital pour la gestion de multiples urgences de santé publique, y compris la pandémie de Covid-19, a mis en évidence d'importants domaines dans lesquels il pourrait être renforcé", a souligné le Dr Tedros.

"Amender le RSI reflète le besoin critique de renforcer nos défenses collectives contre les risques actuels et futurs pour la santé publique, tout en adhérant fermement au principe de la souveraineté nationale et en respectant l'équité", a souligné le Dr Abdullah Assiri, chargé de piloter les discussions.

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