La commission Santé de la Chambre approuve le cadre légal pour les tests rapides

La commission Santé de la Chambre a donné lundi son feu vert au déploiement massif de tests antigéniques rapides dans le cadre la stratégie contre le coronavirus. Tout est en place pour pouvoir utiliser ces tests en dehors des laboratoires, a salué le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke.

Les députés membres de cette commission se penchaient ce lundi matin sur une proposition de loi de la majorité pour autoriser l'usage de ces tests rapides. Ils permettent en une heure à peine de déceler les protéines du coronavirus, soit bien plus vite que les tests PCR classiques.

"Tout est mis en place pour lancer ces tests rapides. Ils offrent la perspective de pouvoir opérer des screenings préventifs afin de s'assurer avec une sécurité suffisante que le risque de contamination dans un groupe est très petit", a souligné M. Vandenbroucke (sp.a).

Les mesures contenues dans la proposition de loi sont toutefois des mesures d'urgence. Elles ne seront donc d'application qu'aussi longtemps que durera la crise actuelle.

Concrètement, seuls des distributeurs enregistrés ou les autorités publiques pourront livrer les tests, et ce seulement auprès de centre de tri ou de prélèvement, de laboratoires, d'hôpitaux et de médecins. Les commerçants au détail et les pharmaciens ne pourront pas vendre de tests rapides, sous peines d'emprisonnement ou d'amendes.

Les écoles et les maisons de repos pourront elles aussi y recourir, mais les autorités ne pourront délivrer les tests qu'au médecin scolaire ou au médecin-coordinateur de la maison de repos.

De plus, ces tests rapides ne pourront être effectués que par du personnel compétent, à savoir des médecins ou des infirmières. Ils devront en outre être menés dans des locaux disposant d'une bonne ventilation et où des règles d'hygiène devront être strictement appliquées.

Les résultats de ces tests seront obligatoirement envoyés à Sciensano.

Chaque test coûtera un maximum de 16,72 euros et sera remboursé par l'Inami s'il a été demandé par un médecin, ou si le patient a reçu un code-test valable (dans le cadre d'une procédure de traçage).

Le texte approuvé en commission contient également un volet relatif à l'enregistrement et la gestion des vaccins.

Ceux-ci devront obligatoirement être enregistrés et ne seront administrés que sous le contrôle d'un médecin et par une infirmière.

La proposition de loi a reçu lundi un appui unanime des commissaires, à l'exception d'une abstention la députée PTB-PVDA Sofie Merckx. Selon elle, ce cadre légal pour les tests rapides aurait dû être réglé bien plus tôt. Tout doit à présent être approuvé à la va-vite au Parlement, ce qui laisse la place à un manque de clarté, selon elle.

Kathleen De Poorter (N-VA) a, elle, plaidé pour que les pharmaciens soient autorisés à vendre des tests rapides aux médecins. Elle s'est aussi étonnée que les pharmaciens puissent encourir des peines d'emprisonnement s'ils vendent des tests, une sanction digne d'un "Etat policier", selon elle.

Approuvé lundi en commission, le texte doit toutefois encore être approuvé en séance plénière.

Les tests rapides devraient, eux, commencer à être utilisés massivement dès le mois prochain.

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