Les pratiques forfaitaires, « l’un des modèles d’avenir pour la 1ère ligne »

La récente comparaison de l’AIM, l’Agence intermutualiste, entre la médecine au forfait et à l’acte, n’en finit pas de faire parler d’elle. Le GBO invite Maggie De Block à en intégrer différentes leçons - coût identique du forfait si combiné avec les dépenses en 2ème ligne, bons résultats qualitatifs, accessibilité… - , dans ce qu’elle décidera pour le secteur des maisons médicales, qu’elle a soumis à un audit. Il en profite pour rappeler être en faveur d’un panachage des revenus des MG.

Pour le GBO, le modèle au forfait qui a percé « tant au nord qu’au sud » du pays, « dans les villes comme dans les campagnes », est l’« un des modèles d’avenir qui a le grand avantage de rassembler sous un même toit de nombreux professionnels de première ligne. On pense naturellement aux médecins, kinésithérapeutes et infirmiers qui sont au forfait ; mais aussi à l’accueil, au personnel administratif, aux psychologues, aux assistants sociaux, etc. » Le syndicat reconnait aux pratiques forfaitaires leur attrait sur les populations plus vulnérables, mais aussi, dans le camp des prestataires, sur les jeunes médecins. Les maisons médicales incarnent ainsi « même si des gains en efficience peuvent encore être espérés (…) un modèle de la pratique de première ligne de demain ».

Le GBO affirme se battre depuis des années pour que les MG ne soient pas rétribués par le seul et exclusif mécanisme du paiement à l’acte. Il a toujours plaidé, dit-il, pour des formes alternatives de financement, qui soient complémentaires. Il rappelle les « 5P » de son programme, pour assurer le panachage des rentrées financières du MG : le paiement à la prestation (qui représente pour les praticiens à l’acte environ 80% de leurs revenus), à la pratique (avec des soutiens comme Impulseo II et III), par patient (DMG, trajets de soins… ), au prestataire (accréditation, statut social, honoraires de disponibilité… ) et à la performance. Ce cinquième « P » n’a à notre connaissance pas toujours fait l’unanimité, par crainte de dérives intrinsèques, comme le risque de sélection de patients.

Pour en revenir aux maisons médicales, « la pratique au forfait à la capitation représente donc aussi, dans de nombreux cas, une alternative intéressante, tant pour les prestataires que pour les patients », affirme le GBO. L’AIM, dans ses travaux, a établi que la médecine au forfait était moins onéreuse pour la population, par absence de ticket modérateur et diminution des frais à supporter vu le moindre recours à la 2ème ligne.

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