10.500 MG ont envoyé, en mai, 3,5 millions d’e-prescriptions

Le retard pris dans le parcours législatif du projet de loi rendant obligatoire l’e-prescription n’empêche pas celle-ci de rencontrer un succès croissant, indique l’Inami à Medi-Sphère. Les dernières statistiques en date font état d’un bon 13.000 de médecins émetteurs d’e-prescriptions sur le mois de mai, dont quasi 10.500 généralistes. On doit à ceux-ci 3,5 millions d’e-prescriptions (sur un volume de près de 3,7 millions émanant des médecins).

Le report sine die de l’obligation de prescrire via Recip-e pour cause de procédure législative non terminée a soulevé quelques commentaires acerbes dans la profession. D’aucuns déplorent que ce retard procédural, qui ne pouvait qu’être connu des autorités, n’ait été communiqué qu’à 3 jours de la date butoir initiale du 1er juin, la pression se maintenant dans l’intervalle sur les prescripteurs.

L’Inami a explicitement convié ces derniers à commencer à prescrire électroniquement les médicaments en dépit de l’absence de dimension obligatoire. Il relève, dit-il, une évolution positive qu’il souhaite voir se poursuivre.

A lire les chiffres récents (portant sur mai 2018) qu’il fournit, on peut résumer qu’il y a eu sur le mois passé quasi 4,1 millions de prescriptions électroniques émises vers Recip-e, tous prescripteurs confondus. Pour mémoire, outre les MG, les spécialistes, les hôpitaux, les dentistes et les sages-femmes font partie des envoyeurs. Sur ce total, près de 3,7 millions d’ordonnances émanaient de médecins, dont 10.490 MG (pour 2.578 spécialistes). Ensemble, ces MG ont rédigé 3,5 millions d’e-prescriptions.

De 9.729 à 10.490 MG

Les chiffres accusent sur les six mois écoulés une tendance globale à la hausse - quoique, fin de l’hiver et retour des beaux jours aidant, le volume total de prescriptions émises ne s’envole logiquement pas: on a frôle les 4,1 millions en mai, mais on avait déjà franchi ce cap sur le mois de mars. Voyons en termes d’expéditeurs mensuels. C’est en mars que le cap des 10.000 MG usagers a été franchi pour atteindre, donc, quasi 10.500 en mai. Sur décembre 2017, l’Inami n’en dénombrait encore que 9.729.

Qu’en est-il de leurs confrères spécialistes? Durant la période considérée, le nombre d’émetteurs d’e-prescriptions dans leurs rangs a plus que triplé, passant de 734 à 2.578, auteurs de quasi 144.000 e-prescriptions. Du côté des dentistes, l’Inami a relevé 3.110 usagers sur décembre 2017, et 3.512 sur mai [on compte environ 8.000 dentistes actifs en Belgique, ndlr]. On leur devait +/- 31.500 envois de prescriptions en décembre, et 35.000 six mois plus tard. Chez les sages-femmes, certes limitées dans leur capacité à prescrire et ne disposant pas encore réellement, paraît-il, d’un logiciel métier spécifique, l’exploitation de la filière électronique est encore confidentielle: sur le semestre considéré, on va de 0 à 7 utilisatrices, pour un maximum de 16 e-prescriptions.

80,8% de chargement en officines

Et quid de cet intervenant de la prescription électronique qu’est, à l’autre bout de la chaine, le pharmacien? Entre le 1er et le 31 mai, 4.840 pharmaciens [l’APB annonce 4.954 officines en Belgique, ndlr] ont chargé 3,3 millions de prescriptions Recip-e, «80,8% des e-prescriptions entrantes sur la période», situe l’Inami. Le total de 4.840 est assez stable durant les mois étudiés; le taux de chargement d’ordonnances électroniques a oscillé entre 80,8 et 92%.

Sur le mois passé, l’Inami recense aussi près de 2,9 millions d’e-prescriptions ‘délivrées’, 180.000 ‘non-délivrées’ et 638 ‘révoquées’. 4.239 pharmaciens ont, ensemble, marqué comme ‘archivées’ 3 millions d’e-prescriptions.

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