PMG de Bambois: + 28% de consultations via l’éducation du public

Une hausse de fréquentation du poste de Bambois frôlant les 30% en moyenne si l’on compare les ‘mauvaises saisons’ 2016-17 et 2017-18. Voilà un premier constat - gratifiant - posé par le Cegeno, le cercle namurois qui gère le poste, six mois après avoir initié une campagne de sensibilisation des patients au bon usage de la garde, MG ou hospitalière. Une opération menée en synergie avec l’hôpital local, le CHRVS.

Coup d’œil dans le rétroviseur. En octobre 2017, le Cegeno et le CHR Sambre (CHRVS) signaient un plan d’accord. Le cercle de Namur Ouest, gestionnaire du poste de Bambois, et le service des urgences d’Auvelais formalisaient leur volonté commune de coopérer. Leur Graal: assurer la prise en charge la plus adaptée, au meilleur endroit, aux patients demandeurs de soins non planifiables - celle qui ne fait perdre de temps à personne…

Cette bonne volonté, qui allait s’incarner par du ré-aiguillage réciproque de patients, était soutenue par des actions d’éducation de la population dont Medi-Sphere vous avait touché un mot à l’époque. Elles s’appuyaient e.a. sur des post-it, des affiches, des flyers didactiques («à quelle structure m’adresser en fonction de mon problème?») et une vidéo mettant à contribution des MG et urgentistes du coin.

Le relais des pharmaciens

Un petit semestre après ces efforts pédagogiques, le Cegeno perçoit-il un changement dans les comportements? Il est sans doute un peu tôt pour tirer des conclusions fermes mais «au niveau du PMG, il semble en effet que la campagne porte ses fruits», indique Céline Blerot, sa dynamique coordinatrice.

Elle-même a visité, une par une, en partageant le travail avec une collègue du CHRVS, des dizaines d’officines du territoire concerné (qui s’étire de Sombreffe au nord à Florennes au sud) pour partager avec les pharmaciens les messages clefs et le matériel de la campagne. «Ce sont des acteurs très importants, que le patient va souvent trouver en premier pour exposer son problème. Ils jouent donc un rôle déterminant dans le renvoi et la bonne orientation des patients. Ils étaient d’ailleurs heureux qu’on le reconnaisse et qu’on les implique. Je sais que notre vidéo, qui est diffusée dans les salles d’attente des médecins, l’est aussi dans plusieurs officines disposant d’un écran.»

L’existence du poste MG, ses avantages, sont donc soulignés par divers canaux auprès des habitants de la région. «Si on compare nos statistiques pour les consultations tenues en journée au PMG entre novembre et fin mars, on note une croissance de 28% en moyenne par rapport à la même période l’année précédente. Bien sûr, sur ces cinq mois, il y a eu l’épidémie de grippe, mais cela valait aussi l’hiver d’avant.»

Des témoignages rapportés par les chauffeurs-accueillants, la coordinatrice retient l’étonnement positif des patients qui découvraient la structure. «Ils apprécient la facilité d’accès et de parking, la modernité du cadre, l’équipement des cabinets, le confort d’une prise en charge sur rendez-vous qui évite l’attente…»

L’éducation continue sur place

Pour satisfaite qu’elle soit de cette progression, Céline Blerot n’en rappelle pas moins, comme le Cegeno l’avait objecté aux auditeurs de Möbius, qu’un poste «n’est pas là pour faire du business», mais rendre un service à la population avec une organisation (plus) tenable pour les médecins. «Quand des patients viennent, par convenance personnelle, pour des renouvellements de médicaments chroniques ou un certificat, le MG de garde leur rappelle qu’il s’agit de choses pour lesquelles ils auraient dû voir, en heures ouvrables, avec leur médecin traitant.»

Un texte plus complet sur ce sujet est programmé dans la prochaine édition du journal Medi-Sphere, le 19 avril.

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