Près d’un fumeur sur cinq cache son tabagisme à ses proches

59% des non-fumeurs seraient prêts à faire un pacte avec un fumeur pour qu’il arrête de fumer (1). C’est ce qui ressort d’une étude menée par le bureau d’études GfK et commandée par Pfizer, à l’occasion du lancement de la deuxième édition du Pact For Life pendant tout le mois de novembre.

Le Pact For Life, c’est une action qui dure un mois, durant lequel un fumeur et l’un de ses proches concluent un pacte pour que le fumeur arrête de fumer. Car en arrêtant pendant un mois, un fumeur a cinq fois plus de chances de stopper définitivement (2).

Des chiffres révélateurs

L’étude en ligne réalisée par GfK, à la demande de Pfizer, a été menée auprès de fumeurs et non-fumeurs âgés de plus de 30 ans (1). Les chiffres qui en ressortent sont parlants.

Ainsi, on apprend que trois fumeurs sur quatre ont déjà essayé d’arrêter de fumer, mais sans succès (1). Que près d’un fumeur sur cinq cache son tabagisme à ses proches, et que pour y arriver, il peut mettre en place de nombreux moyens: cacher ses paquets de cigarettes, remettre du parfum, se laver les cheveux plus souvent, porter des gants, ou même changer de vêtements (1). «Certains fumeurs se rendent compte qu’ils perdent un temps fou avec toutes les cigarettes qu’ils fument,» explique le Professeur Laurence Galanti, Unité Tabacologie au CHU UCL Namur. «L’un de mes patients a ainsi caché un paquet de cigarettes dans son garage pour pouvoir fumer sans que sa femme ne le sache. Une autre patiente se brosse les dents, se lave les mains et prend une chique à la menthe chaque fois qu’elle fume pour que son compagnon ne sente rien. Les parents aussi ne veulent pas que leurs enfants les voient fumer. Un parent m’a confié que le soir, il est pressé de mettre ses enfants au lit pour pouvoir fumer sa dernière cigarette.»

Et la peur de l’échec pourrait être une des raisons qui pousse les fumeurs à cacher leur tabagisme. En effet, les fumeurs qui cachent leur tabagisme à leur entourage sont ceux qui ont fait le plus de tentatives (en moyenne 3,3) (1). «Ils ont peur de craquer ou que leur entourage ne les prenne pas au sérieux étant donné qu’ils ont déjà essayé d’arrêter plusieurs fois, sans succès. Une patiente m’a confié que son mari se moque d’elle à chaque fois qu’elle lui dit qu’elle va arrêter de fumer,» commente le Professeur Galanti.

Pourtant, 80% des non-fumeurs ont déjà essayé de convaincre un fumeur d’arrêter (1). Et les plus susceptibles d’y arriver sont ceux qui vivent sous le même toit (1) ou leurs proches.

«J’ai des patientes qui souhaitent arrêter de fumer parce que leur mari les repousse à cause de l’odeur, ou parce qu’elles ne veulent pas montrer l’exemple d’une mère fumeuse à leurs enfants, » explique le Professeur Galanti. « J’ai également des patients qui se rendent compte qu’ils évitent leur famille parce qu’elle leur demande tout le temps quand ils se décideront à arrêter de fumer.» 

Les fumeurs auraient donc tout intérêt à compter sur l’aide de leurs proches pour les aider à arrêter, d’autant plus que 59% des non-fumeurs sont prêts de leur côté à abandonner une mauvaise habitude pour convaincre un fumeur d’arrêter la cigarette (1). Par exemple, ils s’engageraient à manger plus sainement, à boire moins d’alcool, à aider davantage dans les tâches ménagères, ou même à faire du volontariat (1).

Effet instantané

L'effet d’arrêter de fumer sur le corps est presque instantané: après 20 minutes, un fumeur ressent des effets bénéfiques sur sa santé (2).

  • Après 20 minutes, la tension artérielle et le pouls reviennent à la normale. La circulation s’améliore, en particulier dans les mains et les pieds.
  • Après 8 heures: le taux d’oxygène sanguin revient à la normale et le risque de souffrir d’une crise cardiaque diminue.
  • Après 24 heures: le monoxyde de carbone quitte l’organisme. Les poumons commencent à évacuer le mucus et les débris.
  • Après 48 heures: le corps ne contient plus de nicotine. L’odorat et le goût se sont améliorés.
  • Après 72 heures: la respiration est plus facile et l’énergie revient.

Pact For Life 2018: nouvelle campagne, nouveaux défis

La campagne Pact For Life sera lancée sur Facebook à travers une vidéo promotionnelle, à découvrir ici. Les personnes qui souhaitent y participer peuvent se rendre sur la page Facebook du Pact For Life pour partager le pacte qu’elles ont décidé de mener. Et bien sûr, le concrétiser ensuite.

Pfizer a imaginé le Pact For Life, dont a lieu cette année la deuxième édition. Le Pact For Life, c’est l’engagement qu’un fumeur prend avec quelqu’un de son entourage, par exemple sa femme/son mari, son/sa fils/fille, un(e) ami(e),… Pendant un mois, le fumeur s’engage à arrêter la cigarette. Et l’autre personne s’engage à agir concrètement pour l’encourager.

Elle peut abandonner une mauvaise habitude, mais elle peut également prendre une résolution plus absurde: se promener avec une bouée flamand rose, ou, pourquoi pas, supporter l’équipe adverse.

De cette façon, ils se soutiennent mutuellement et multiplient leurs chances de réussite.

Pourquoi un mois? Car c’est le temps nécessaire pour faciliter un arrêt définitif. Après un mois, l’ex-fumeur perçoit déjà les effets bénéfiques sur sa santé de l’arrêt du tabac, comme une baisse de la tension artérielle, le goût et l'odorat s'améliorent et on récupère du souffle.

Campagne réussie en 2017

En 2017, le pacte était entre un parent et son enfant et consistait à perdre une mauvaise habitude (moins de smartphone, ranger sa chambre, débarrasser la table, etc.) pour l’enfant et arrêter de fumer pour l’adulte. Cette méthode a fait ses preuves, puisque un grand nombre de Belges ont conclu le pacte et relevé le défi.

Au total, les vidéos ont comptabilisé plus de 2 millions de vues et la campagne a touché plus de 3.500.000 personnes. Aujourd’hui, ils sont 4000 sur la page Facebook Pact for Life.

Conseils et astuces pour tenir bon

Voici quelques conseils pour les fumeurs qui souhaitent conclure le Pact For Life.

Bien évidemment, il faut se débarrasser de tout ce qui peut rappeler le tabac: briquets, cendriers ou allumettes qui traînent dans la maison. On peut aussi se changer les idées, en allant au cinéma par exemple, où il est interdit de fumer. Il est également conseillé de modifier ses habitudes de boissons, si elles font partie du rituel tabagique: si on a par exemple l’habitude d’accompagner son café du matin d’une cigarette, mieux vaut opter pour un thé. Après quelques jours, les papilles de l’ex-fumeur seront comme neuves et il pourra donc se motiver en mitonnant ses plats préférés. Enfin, il pourra célébrer sa première semaine de sevrage avec la personne avec laquelle il a conclu le pacte: en s’offrant un bon resto par exemple.

Il est également important pour le fumeur de consulter un professionnel de la santé et d’établir un plan d’arrêt tabagique, par exemple sur le site www.arreterdefumeravecaide.be. Le soutien d’un professionnel de la santé, combiné à une pharmacothérapie adaptée, est près de 3 fois plus efficace que l’arrêt tabagique sans aide (3). «Arrêter de fumer, c’est changer de comportement et mettre en place un nouvel équilibre de vie. Le professionnel de santé tabacologue est là pour traiter et accompagner le fumeur lors de son sevrage tabagique pour rendre ce sevrage plus confortable. Le risque de rechute est le plus élevé 3 à 6 mois après l’arrêt du tabac. Le suivi par un professionnel de santé tabacologue aide à prévenir la rechute,» conclut le Professeur Galanti.

  • À propos de Pfizer Belgique

    Pfizer invente, développe, produit et distribue des médicaments et des vaccins. Pfizer entend contribuer à améliorer la santé et le bien-être de tout un chacun, dans chaque phase de la vie. Avec les pouvoirs publics et d’autres partenaires de santé, Pfizer contribue à des soins de santé de qualité, abordables et accessibles. Le patient occupe une place centrale dans cette démarche.

  • 1. L’étude en ligne a été réalisée en août 2018 par GfK, à la demande de Pfizer, auprès de 410 Belges âgés de plus de 30 ans (210 fumeurs et 200 non-fumeurs).

    2. West R, Stapleton J. Clinical and public health significance of treatments to aid smoking cessation. Eur Respir Rev. 2008;17:199-204.

    3. Centre de formation et de consultation, 2012. Brief Counselling for Tobacco Use Cessation, Santé Publique Ontario.

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