DMG incomplets: l’Inami met en garde... la SSMG réplique

Très peu de DMG contiennent les éléments nécessaires pour en extraire un bon sumehr, 43% seulement des items obligatoires sont complétés et 80% des dossiers n’incluent pas les traitements médicamenteux. Tel est le constat d’une étude du SECM. La SSMG réplique ...

Le Service d’évaluation et de contrôle médicaux de l’Inami (SECM) vient tout juste d’expédier à plus de 9.000 MG actifs un courrier axé sur la (bonne) tenue des DMG. L’heure n’est pas à la répression, précise le SECM, mais à la sensibilisation des généralistes sur l’importance - pour la continuité et la qualité des soins - de DMG bien remplis, d’où sortiront des sumehrs fiables. Pour étayer le propos, il joint le verdict d’une étude de terrain conduite en 2015-16. Il n’est pas brillantissime.

La dite étude avait englobé 220 MG, sélectionnés aux 4 coins du pays. Deux dizaines de DMG et de dossiers « non DMG » qu’ils tenaient avaient été examinés, à la faveur d’un entretien avec un médecin-inspecteur inamien. Celui-ci s’enquérait également du recours des praticiens aux outils d’e-santé. Vous ne vous souvenez pas de cette action ? Ce n’est pas surprenant. Ses enseignements étaient restés (assez) confidentiels.

Un budget qui grimpe

Mais aujourd’hui, le SECM joint à son courrier aux MG une synthèse du rapport de l’époque, histoire de montrer, chiffres à l’appui, qu’il existe une marge de progression possible en matière de qualité des DMG. «Les généralistes pourraient mieux faire, assurément, au niveau de cette gestion pour laquelle ils sont d’ailleurs honorés. Les dépenses annuelles pour l’attestation du code 102771 sont en nette augmentation : de 172 millions il y a quelques années, on est passé à près de 200 millions aujourd’hui. Les revenus liés aux DMG sont, en moyenne, de 17.000 euros par MG belge par an. Ce n’est pas rien», situe Erik Rossignol, porte-parole du SECM. Vu les sommes engagées, le Service estime légitime de vérifier si, en somme, l’assurance-soins de santé en a pour son argent.

Le SECM tend donc « un miroir de leur comportement aux médecins, sans verser dans le ton punitif qui a pu le caractériser par le passé, quand au cours de contrôles individuels, il disait aux prestataires ‘veuillez rembourser’. Et que voit-on, dans ce miroir ? «Que très peu de DMG contiennent les éléments nécessaires pour en extraire un bon sumehr, que 43% seulement des items obligatoires sont complétés, que 80% des dossiers n’incluent pas un aperçu des traitements médicamenteux chroniques, notamment pas dans ce groupe-cible fort exposé que sont les patients de plus de 50 ans, que tout ce qui concerne la prévention est particulièrement délaissé, avec moins de 2% des items spécifiques remplis…»

In fine, il semble que seuls 6,5% des DMG examinés répondent à tous les critères attendus, «avec des différences de qualité observées entre les maisons médicales au forfait et les MG solos, les premières faisant mieux».

Une autre étape à prévoir

La lettre, qui par ailleurs rappelle aux généralistes les conditions de remboursement du DMG, n’a donc pas une vocation répressive. «C’est plutôt un wake up call», commente le porte-parole. Fin 2019, il est toutefois prévu, dans le cadre du «Plan d’action en matière de contrôle des soins de santé 2018-2020», de réitérer une enquête de terrain centrée sur les DMG, auprès d’un échantillon plus réduit de généralistes.

Le SECM n’en dira pas plus à ce stade sur cette prochaine étape programmée, sa méthodologie devant encore être définie. «Il serait bien dommage de constater alors qu’il n’y a pas eu de progression, après le courrier général de sensibilisation

Lire aussi:

> DMG incomplets: la SSMG répond aux remarques de l’Inami

DMG : l'ABSyM mécontente de la lettre du SECM

Le débat se poursuit sur @MediSphereHebdo et sur @NumeriKare

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Derniers commentaires

  • Alain COLLIGNON

    08 février 2019

    Et une connerie de plus...une!

  • Jean-Jacques MUNY

    03 février 2019

    On ne reçoit quasi jamais les biologies et protocoles d'imagerie non-prescrits par nous-même. Je ne reçois jamais non plus de rapport de traitement chronique de kiné ni de soins infirmiers. Les petits spécialistes envoient rarement un rapport et si c'est manuscrit ce n'est pas toujours lisible. Tous les rapports devraient être transmis aussi sur la health-box du med TT gestionnaire du DMG pour s'intégrer automatiquement à notre DMI. Ça éviterait de devoir explorer les dossiers du RSW ou de faire du scannage de documents papier.
    We ontvangen bijna nooit biologieën en beeldvormingsprotocollen die niet door onszelf zijn voorgeschreven. Ik krijg ook nooit een rapport van chronische behandeling van fysiotherapie of verpleging. Kleine specialisten sturen zelden een rapport en als het met de hand geschreven is, is het niet altijd leesbaar. Alle rapporten moeten ook worden doorgestuurd naar de health-box van de TTM DMG-manager om deze automatisch te integreren met onze DMI. Het zou voorkomen dat RSW-bestanden moeten worden onderzocht of papieren documenten moeten worden gescand.

  • Alexis JANCEN

    01 février 2019

    Désolé pour la faute de frappe il fait lire 102771
    Jancen Alexis

  • Alexis JANCEN

    01 février 2019

    J'ai 75 ans et n'ai jamais fait appel à un confrère généraliste hormis pour une suture. Je tiens mon dossier informatisé. Ma mutuelle refuse d'encoder les 101076 & 112771 même pour un montant de 0,00 € me renvoyant vers les sevices INAMI. Silence radio !!!
    Jancen Alexis

  • Alain RENARD

    31 janvier 2019

    Il est donc préférable de bien remplir les dossier plutôt que de s'occuper des patients. De plus se sont souvent les patients qui réclament leur DMG stimulés par leur mutuelle