Crise PMG: enfin l’ébauche d’une concertation, dixit le front commun

Une éclaircie se dessinerait-elle dans le dossier du gel du déploiement des postes de garde (PMG)? Une rencontre est en tout cas intervenue ce lundi soir entre les différents protagonistes – dont bien entendu le front commun cercles-syndicats nord/sud –, à l’initiative du conciliateur chevronné Jo De Cock. A défaut de diapason parfait, il y a eu dialogue. 

La réunion de ce 16 novembre tendait à trouver un terrain d’entente sur le développement futur des postes et l’amélioration des structures existantes, ainsi que sur les implications budgétaires. Outre l’Inami, elle rassemblait aussi les mutuelles et des représentants du cabinet De Block. Les émissaires de la médecine générale (*) parlent d’atmosphère constructive – ce qui représente un mieux notable par rapport à leurs contacts initiaux fin octobre avec la cellule stratégique de la ministre qui les avaient laissés «en colère et encore plus déçus». Leurs «messages constructifs et répétés» auront «manifestement porté leurs fruits et (…) été entendus par les autorités».

Cela ne signifie pas que la ministre de tutelle fasse un virage à 180° à propos des principes qui l’ont conduite à décréter le gel (partiel) des moyens budgétaires des PMG. D’après le front commun, deux conditions sont toujours posées, par l’Inami et le cabinet, au déploiement futur des PMG. D’une part, la standardisation accrue des moyens qui sont affectés à chacun. Et pour rappel, cette réflexion d’harmonisation était enclenchée au sein d’un groupe de travail spécifique émanant de la médico-mut. Des détails sur cette normalisation des coûts devraient, lit-on dans le communiqué commun, arriver avant fin d’année encore. D’autre part, Maggie De Block ne renonce pas non plus au projet d’un rapprochement entre postes et services d’urgence des hôpitaux, formalisé par des conventions de collaboration. Il en existe déjà des exemples, par endroits, sur le terrain.

Wanted: le 1733

Les généralistes semblent par ailleurs avoir eu l’occasion d’exposer «longuement» et en s’appuyant sur un «document rédigé par le Dr Guy Delrée, président du Fag et approuvé par l’ensemble des organisations», à quel point la profession regrettait le retard accusé dans l’extension du numéro d’appel unique 1733, considéré comme un élément déterminant pour l’avenir de la garde population et sa bonne articulation avec les permanences médicales hospitalières. D’après le front commun MG, les autorités se seraient engagées à prendre le dossier à bras-le-corps. Pour rappel, ce dossier ne dépend pas que du SPF Santé publique, il est co-géré avec l’Intérieur – qui soit dit en passant risque d’avoir d’autres chats à fouetter pour le moment.

Quoi qu’il en soit, les MG protestataires estiment – et c’est la première fois qu’on les entend dire ça – que le dossier jouit actuellement «d’une nouvelle dynamique positive». Ils tablent sur un calendrier qui sera établi «pour arriver à des solutions acceptables pour toutes les parties concernées».

 

(*) Le front commun est toujours composé du Fag, du Cartel/Kartel (ASGB-GBO-MoDeS), de l’Absym/BVAS, de Domus Medica, d’AADM et de Wachtposten Vlaanderen.

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