" Que le MR retourne se taire sur le dossier INAMI ! " (CIUM)

Le Comité InterUniversitaire des étudiants en Médecine (CIUM) s’étonne , dans un communiqué vendredi, de la réaction du Président du Mouvement Réformateur (MR) Olivier Chastel sur les premiers effets du lissage négatif sur l’attribution des numéros INAMI en Belgique.

Pour rappel, cette année débute le lissage négatif : sur le nombre total d’INAMI déterminés pour la cohorte débutant ses études en septembre 2018, 102 numéros INAMI seront retirés pour compenser l’attribution du précieux sésame aux étudiants diplômés entre 2008 et 2018. Cette mesure non seulement implique une diminution du nombre total de diplômés en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) souffrant déjà d’une pénurie aggravée, mais est en plus accompagnée par un retour à une répartition favorisant largement la Flandre (plus que 59% des INAMI totaux vont en effet aux étudiants dans le nord du pays), alors que celle-ci risque une pléthore dans les prochaines années.

Le Comité InterUniversitaire des étudiants en médecine s’étonne qu’Olivier Chastel se vante que « il n’y a jamais eu autant d’INAMI pour les francophones ».

Pour Giovanni Briganti , co-Président du CIUM, “Il est étonnant de voir une réaction du MR alors que celui-ci n’a pris à aucun moment la défense des francophones dans le dossier INAMI dans les 5 dernières années. Que le MR retourne se taire sur le dossier INAMI, car il a laissé tomber les étudiants francophones dont il est pourtant le seul défenseur au fédéral.

S’il est vrai que les étudiants diplômés en 2018 recevront tous un INAMI, pour le CIUM , “le mérite du sauvetage de la double Cohorte revient  plus au travail du cabinet De Block”

Le syndicat des étudiants en médecine pointe du doigt l'aggravation de la pénurie de médecin du côté wallon “qui s’est développée en effet sous la pression du gouvernement MR-NVA.” Selon le CIUM , “d’ici 2025, on aura remplacé moins d’1 médecin sur 3 partant à la pension à cause de la révision des quotas en faveur de la Flandre (qui elle aura remplacé 150% des médecins) et l’installation d’un examen d’entrée non reliée à un cadastre dynamique.

De plus, la révision des quotas diminuant le pourcentage d’INAMI allant aux francophones a été le coup final anéantissant tout espoir de regagner un nombre de médecins suffisant.
Pour le CIUM, “Il s’agit d’une insulte à la population, dont l’accès aux soins de santé est maintenant réduit, que  de communiquer en se réjouissant d’une problématique à laquelle le MR n’a rien apporté de positif.

Lire aussi : > Quotas INAMI: premier effet du lissage

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