Certificats de complaisance: «dommageables et à sanctionner», réclame le SNI

Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) est une organisation interprofessionnelle pour professions libérales et PME qui compte, dit-elle, plus de 40.000 membres. Elle soutient la création d’un point auprès duquel dénoncer les médecins qui délivrent abusivement des certificats d’incapacité. Le SNI est aussi «demandeur de sanctions à l’encontre des soi-disant malades».

Si le SNI admet que la grande majorité des médecins ne délivrent pas de certificats médicaux d’arrêt de travail sans raison, il dénonce le fait que «certains», «souvent par pression commerciale», cèdent devant l’insistance de patients demandant ouvertement à être mis en incapacité et rédigent des certificats abusifs. Cette pratique est, selon lui, nocive pour le gros des thérapeutes qui respectent la déontologie médicale, pour les «vrais malades» qui voient des soupçons peser sur leur état, et enfin pour les employeurs «qui ne peuvent compter sur leurs travailleurs faussement malades durant une certaine période».

Dès lors, le SNI déclare texto «applaudir» la récente proposition de la parlementaire N-VA Valérie Van Peel, qui souhaite que soit mis sur pied un point de contact, dans le giron de l’Inami, auprès duquel signaler les pratiques de prescription inappropriées. Le point d’information serait consultable par les médecins-conseils qui, aux termes de la proposition de la députée, ne ressortiraient plus des mutualités mais bien de l’Inami lui-même.

Que les fraudeurs soient amenés à rembourser

Le SNI réclame toutefois que l’on aille un cran plus loin: il faudrait que les «faux malades, couverts par un faux certificat» soient également poursuivis. «C’est une bonne chose de taper sur les doigts des médecins qui délivrent trop facilement des certificats médicaux mais le médecin n’est pas le seul responsable. Le faux malade doit également être sanctionné.  Il serait tout à fait normal et légal qu’[il] rembourse intégralement le salaire garanti qu’il a perçu durant ses jours de ‘maladie’.»

Tout ce débat s’inscrit dans le cadre de la dynamique lancée par Maggie De Block plus tôt dans l’année, visant à remettre les malades de longue durée au travail - ou sur le marché du travail -  en évaluant davantage leur situation et en sanctionnant ceux qui ne feraient pas preuve de bonne volonté face à une possible réintégration professionnelle (lire par ailleurs sur ce site: «La chasse aux malades longue durée est lancée»).

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