Multipharma prévoit plus de pharmaciens dans les maisons de repos et de soins

Le groupe pharmaceutique Multipharma prévoit davantage de pharmaciens coordinateurs et conseillers (PCC) dans les maisons de repos et de soins et autres établissements de soins. Dans un contexte multidisciplinaire, le pharmacien occupe désormais une place importante en tant que prestataire de soins de santé, non seulement auprès des patients ambulatoires, mais aussi auprès des résidents des établissements de soins de santé.

Le pharmaciens coordinateurs et conseillers (PCC) peut ainsi, en collaboration avec le le médecin coordinateur et conseiller (MCC), analyser les schémas de médication, instaurer un traitement médicamenteux ou réduire la prise d’un médicament en fonction des besoins du patient.  Multipharma sert ainsi quelque 25 000 patients dans les maisons de repos et de soins et autres établissements de soins.

Les deux centres de PMI high-tech basés à Sint-Pieters-Leeuw et Alleur, ainsi que les cinq pharmacies spécialisées dans les soins pharmaceutiques destinés aux maisons de repos et de soins et autres établissements de soins, permettent aux patients et aux résidents de ces établissements de recevoir des soins pharmaceutiques personnalisés et complets.

Les centres de production PMI prévoient pour les patients des emballages faciles à utiliser pour chaque moment de prise, avec des médicaments présentés sous la forme qui répond le mieux aux besoins de la population spécifique de patients (les patients ayant des difficultés de déglutition reçoivent par exemple une forme galénique différente d’un médicament). Cette approche aide les établissements de soins résidentiels à améliorer la qualité des soins en évitant les erreurs liées aux médicaments (en garantissant l’administration correcte du bon médicament au bon patient, au bon moment, selon la bonne posologie).

Grâce notamment au suivi continu du schéma de médication, le pharmacien peut s’entretenir avec le patient et les autres prestataires de soins à propos du traitement (et de l’observance thérapeutique) et de l’utilisation éventuellement inutile de médicaments. Une étude de Solidaris révèle que cette approche multidisciplinaire a bel et bien un impact. D’après cette étude, l’admission dans une maison de soins et de repos réduit significativement la consommation de médicaments (exprimée en nombre de doses quotidiennes). En moyenne, un résident prend 772 DDD (nombre de doses quotidiennes) au cours des 6 mois suivant son institutionnalisation, contre 943 DDD 6 mois avant son institutionnalisation. Cette baisse de 18 % diffère sensiblement de ce que l’on pouvait observer il y a dix ans (-2 %).

Dans un secteur des soins de santé saturé par la demande, les PCC jouent en outre un rôle clé pour « soulager » le personnel soignant "Nous ne sommes pas pharmaciens, mais infirmières. Le pharmacien coordinateur et conseiller nous donne des explications supplémentaires, ce qui est vraiment une valeur ajoutée", conclut Laurence Barbez, Chef Nursing – MRS J. Vanhellemont Anderlecht

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