Les assistants médicaux, machines à retrouver le temps?

Emmanuel Macron a dévoilé un grand plan de transformation du système de santé français. L’un de ses axes est de faire gagner du temps aux praticiens indépendants surchargés. Ce à quoi contribuera un nouveau métier: l’assistant médical. Le gouvernement en promet 4.000 d’ici 2022, qui épauleront tant des MG que des MS «de ville», dès lors qu’ils optent pour l’exercice groupé.

Les assistants médicaux seront déployés dès 2019, en commençant par les déserts médicaux, annonce le gouvernement. Sorte d’hybrides entre des secrétaires, des infirmier/ères et des aides-soignant/es, ils devraient permettre aux médecins de se recentrer sur le médical en les déchargeant de tâches paperassières et de petits gestes cliniques. Leur seraient par exemple déléguées des missions d’accueil des patients, de recueil de données et de paramètres, de vérification de l’état vaccinal et des dépistages, de mise à jour des dossiers - dont le pré-remplissage de documents administratifs - ou encore de prise de rendez-vous avec les spécialistes et/ou hôpitaux…

«On pourrait gagner 15 % de temps médical», a avancé le président dans la presse française. Laquelle n’a pas tardé à bruisser de questions autour de la formation exacte, de l’utilité et du financement du métier en gestation. A ce propos, la plupart des médias rapportent, au conditionnel, un investissement de 40 à 50.000 euros par assistant par an.

Bien des clarifications restent à apporter mais dans l’esprit des autorités, les conditions à remplir par les médecins pour bénéficier des services d’un de ces renforts subsidiés, seraient triples: exercer en cabinet de groupe, s’inscrire dans un exercice coordonné entre lignes et métiers (ou bien avoir adhéré à une CPTS, une «communauté professionnelle territoriale de santé») et pouvoir démontrer une plus-value mesurable en termes d’accès aux soins, notamment en ayant élargi la patientèle suivie. 

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