Des scientifiques de l'Université suisse de Fribourg et de l'Université briatnnqiue de Bristol ont identifié une molécule capable de maintenir dormantes les cellules du cancer du sein "triple négatif". Cette découverte pourrait améliorer la prise en charge des patientes atteintes par cette forme particulièrement agressive de cancer du sein.
La postdoctorante Alev Ylmaz, de l'équipe du professeur Curzio Rüegg, de l'Université de Fribourg, en collaboration avec le chercheur Qiang Lan, de l'Université de Bristol (Royaume-Uni), a réussi, au cours d'expériences sur des rongeurs, à isoler une molécule appelée CXCL10. Celle-ci est produite par des cellules cancéreuses dormantes.
Cette molécule appartient à une famille bien connue de molécules capables d'attirer les cellules immunitaires dénommées chimiokines, explique l'Université de Fribourg, mercredi, dans un communiqué.
Ces cellules immunitaires chimiokines s'amassent donc sur le site tumoral et empêchent ainsi les cellules cancéreuses de se développer en les maintenant en sommeil.
Les chercheurs, à partir de ces résultats, ont ensuite identifié une signature de dormance liée à CXCL10, qui peut se détecter dans les tumeurs des patientes. "Ce signal montre que les cellules cancéreuses sont plutôt endormies qu'actives", relève Alev Ylmaz, citée dans le communiqué.
Cette méthode donne des indications médicales importantes pour les traitements envisagés. En effet, il s'avère que les patientes présentant cette signature de dormance liée à CXCL10 ont, en moyenne, un meilleur pronostic, souligne la chercheuse.
Ces travaux sur cette molécule CXCL10 font l'objet d'une publication dans la revue spécialisée "NPJ Breast Cancer".








