Plus de deux travailleurs belges sur trois (67%) présentent une tension artérielle supérieure à la normale. Chez près d'un quart d'entre eux (23%), on peut même parler d'hypertension, ressort-il d'une analyse de quelque 74.000 examens médicaux préventifs réalisés en 2025 par le prestataire de services RH Attentia.
Les travailleurs masculins de plus de 55 ans sont davantage concernés, tout comme les travailleurs des métiers de l'information et de la communication.
Dans le panel examiné, 23% présentaient une hypertension (pression systolique ≥ 140 mmHg et/ou diastolique ≥ 90 mmHg). En outre, 44% affichaient une tension élevée (entre 130-140/entre 80-90). Seuls 33% des travailleurs examinés présentaient des valeurs de tension normales (130/80).
Selon l'analyse, 46% des hommes examinés présentent une tension élevée et 25% une hypertension, contre respectivement 36% et 17% chez les femmes.

L'étude révèle par ailleurs d'importantes différences selon les secteurs d'activité. Les métiers de l'information et de la communication arrivent en tête avec 35% de travailleurs hypertendus. Par contre, les arts, le sport et les loisirs (19%), les activités scientifiques et techniques (20%) et les soins de santé (20%) affichent les taux les plus faibles.
Les résultats montrent un lien étroit entre la tension et plusieurs facteurs de risque, notamment le surpoids, le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et le stress. Par ailleurs, "plusieurs facteurs interviennent, dont la prédisposition familiale, les différences hormonales et, bien sûr, le mode de vie", complète la Dr Ella Haemers, médecin du travail.

"Une tension trop élevée, ou hypertension, est souvent qualifiée de 'tueur silencieux'", selon la Dr Ella Haemers. "En l'absence de symptômes perceptibles, les vaisseaux sanguins se détériorent progressivement et le cœur est davantage sollicité, ce qui peut entraîner des complications à long terme. On pense notamment aux AVC, à l'infarctus, à l'insuffisance cardiaque ou encore aux atteintes rénales et oculaires."








