L'Institut de Médecine Tropicale (IMT) a annoncé vendredi le lancement du projet "be-IMPACT", dont le but est de mieux traiter et prévenir la malaria, aussi connue sous le nom de paludisme, chez les voyageurs belges de retour de l'étranger. La liste des hôpitaux concernés reprend l'UZ Antwerpen, l'UZ Gent, l'UZ Brussel, l'UMC Saint-Pierre et l'UMC Saint-Luc à Bruxelles, le CHU Sart-Tilman à Liège et le CHU Humani - Marie Curie à Charleroi.
Cette initiative, en collaboration avec huit hôpitaux situés dans les trois Régions du pays (une première en la matière), s'inscrit dans un contexte de résistance des parasites aux médicaments et à la hausse des cas de paludisme. "Be-IMPACT" entend s'attaquer à ces problèmes "de manière multidisciplinaire, en se concentrant sur le comportement des voyageurs, le suivi médical et le parasite du paludisme" en tant que tel, a précisé l'IMT dans un communiqué.
"Le nombre d'infections paludéennes a doublé au cours de la dernière décennie, atteignant un pic de 507 cas en 2023" chez les voyageurs belges. "Dans les huit cliniques spécialisées, nous voyons environ 70% de l'ensemble des cas de paludisme en Belgique", explique la professeure Anna Rosanas-Urgell, investigatrice principale de be-IMPACT et cheffe du Service de Malariologie à l'IMT. La liste des hôpitaux concernés reprend l'UZ Antwerpen, l'UZ Gent, l'UZ Brussel, l'UMC Saint-Pierre et l'UMC Saint-Luc à Bruxelles, le CHU Sart-Tilman à Liège et le CHU Humani - Marie Curie à Charleroi.
Le projet se compose de trois domaines de recherche, à commencer par des chercheurs en sciences sociales qui s'intéressent au comportement et la perception des risques liés à la malaria par les voyageurs. Le rôle des médecins consiste à mesurer l'efficacité des traitements actuels. Enfin, des chercheurs en laboratoire se concentrent sur le parasite du paludisme, afin de connaître la fréquence de la résistance au traitement et le lieu de contamination.
Le département "WEWIS" (département du travail, de l'économie, de la science, de l'innovation et de l'économie sociale) du gouvernement flamand finance le projet.








