Un généraliste reconnu coupable d'homicide involontaire après le décès d'un jeune homme

Le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Mons, a reconnu coupable, lundi, un médecin généraliste de Soignies poursuivi pour homicide involontaire à la suite du décès d'un jeune homme de 19 ans survenu en janvier 2018. Le praticien a bénéficié d'une suspension du prononcé de la condamnation pour une durée de deux ans. Sur le plan civil, il a été condamné à indemniser les parents de la victime à hauteur de 30.000 euros chacun.
Les faits remontent au 24 janvier 2018. Ce jour-là, un jeune homme est retrouvé sans vie à son domicile. Les secours n'ont pas réussi à le réanimer. L'autopsie a conclu à une détresse respiratoire provoquée par l'association de méthadone et de diazépam, ayant entraîné un œdème pulmonaire.
Six jours avant son décès, de la méthadone lui avait été prescrite par son médecin traitant. Selon l'enquête et les expertises, le jeune homme ne présentait pas de dépendance aux opiacés mais consommait des anxiolytiques et d'autres substances. Le ministère public a estimé que la prescription d'un traitement de substitution était inappropriée et dangereuse dans ce contexte.
Le médecin, qui suivait le patient depuis l'enfance, avait fondé sa décision sur les déclarations de ce dernier, qui aurait évoqué une consommation d'héroïne. Aucun test biologique préalable n'avait été réalisé afin de confirmer un éventuel usage d'opiacés, point vivement critiqué par la partie civile et le parquet.

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