Le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, annonce lundi que trois nouveaux Centres de prise en charge des violences sexuelles ouvriront l’année prochaine à Jette, Tournai et Ottignies, après une décision du Comité de l’assurance.
Le réseau passera ainsi de dix à treize centres en 2026, permettant à chaque province de disposer d’au moins une structure d’accueil. Cette extension répond à la hausse du nombre de victimes qui se présentent dans les centres, précise le ministre.
Depuis l’ouverture des trois premiers centres à Bruxelles, Gand et Anvers en 2017, près de 20 000 victimes ont reçu une aide spécialisée. Le ministre souligne que ces chiffres représentent avant tout « des milliers de personnes qui, grâce aux Centres de prise en charge, ont reçu de l’aide plus rapidement, ont été mieux accompagnées et n'ont pas été renvoyées d'un service à l'autre ».
Les structures fonctionnent en continu, accessibles par téléphone, par e-mail, via les services d’urgence, la police ou directement sur place. Elles offrent des soins médicaux, un soutien psychologique et la possibilité de déposer plainte immédiatement.
Le gouvernement a, ces dernières années, inscrit les Centres de prise en charge dans un cadre structurel. La nouvelle loi sur les CPVS et ses arrêtés d’exécution garantissent un financement légal assuré par l’INAMI à partir de 2026. La collaboration entre l’institut et l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes sera renforcée avec une répartition des rôles mieux définie.
La sélection des nouveaux centres arrive à son terme après une procédure lancée le 24 septembre. Les hôpitaux avaient jusqu’au 5 novembre pour se porter candidats. L’INAMI a établi une procédure indépendante reposant sur plusieurs critères, dont la présence d’un centre par arrondissement judiciaire, l’expertise de l’hôpital en matière de violences sexuelles, la qualité des collaborations multidisciplinaires, la méthodologie de mise en œuvre et l’accessibilité du site. L’analyse présentée lundi au Comité de l’assurance confirme l’ouverture de trois centres supplémentaires à l’UZ Brussel (Jette), au CHWaPi (Tournai) et à la Clinique Saint-Pierre (Ottignies).
Selon Frank Vandenbroucke, « les centres de soins prouvent chaque jour leur valeur ajoutée. Avec trois nouveaux centres, nous renforçons la répartition géographique, nous réduisons la distance à parcourir pour obtenir de l’aide et nous soulageons les équipes existantes ».
Les centres se distinguent par une coopération étroite entre soignants, police et justice, permettant de regrouper au même endroit l’ensemble des interventions, de l’examen médicolégal au soutien psychologique. Dans certains centres, près de deux victimes sur trois déposent plainte immédiatement. Le ministre conclut que « avec les Centres de prise en charge des violences sexuelles, nous faisons la différence chaque jour. Dans les salles de soins, pendant les interrogatoires, pendant les gardes de nuit et dans les dossiers difficiles. Nous montrons ainsi aux victimes de violences sexuelles qu’elles ne sont jamais seules ».








