Trois jeunes chercheurs belges primés pour leurs travaux sur les maladies rares

Trois scientifiques de la KU Leuven et de l’UGent reçoivent, dans un prix remis ce 10 décembre par la Fondation AstraZeneca, une dotation de 25 000 euros chacun pour soutenir leurs recherches sur des maladies rares. Le jury indépendant du FWO et du FNRS a sélectionné cette année trois projets jugés prometteurs dans la compréhension et la détection de pathologies complexes.

Trois jeunes chercheurs ont été récompensés pour leurs travaux sur les maladies et pathologies rares, chacun recevant 25 000 euros dans le cadre du prix annuel de la Fondation AstraZeneca. Le chercheur Dr Robert Prior (VIB/KU Leuven), le Professeur Robin Vos (UZ Leuven/KU Leuven) et la Professeure Sarah Verhulst (Hearing Technology @WAVES/UGent) sont les lauréats de l’édition 2025.

Le Dr Robert Prior, diagnostiqué de la maladie de Charcot-Marie-Tooth à l’âge de quinze ans, travaille aujourd’hui à la conception de modèles de cellules souches permettant de mieux comprendre les mécanismes de cette neuropathie périphérique héréditaire. Ces modèles doivent aider les chercheurs à suivre l’évolution de la maladie et à dépister plus efficacement des molécules candidates pour de futurs traitements.

Le Professeur Robin Vos a, avec son équipe, mis au point de nouvelles méthodes de détection précoce du rejet chronique d’un greffon pulmonaire. Cette approche vise à intervenir plus tôt chez les patients ayant subi une transplantation pulmonaire et à adapter les thérapies selon les sous-types de dysfonction chronique du greffon pulmonaire (CLAD). « Nous avons constaté qu’il n’existait pas une seule cause, mais bien plusieurs ainsi que plusieurs sous-types de dysfonction chronique du greffon pulmonaire, avec différents degrés d’inflammation et de cicatrisation du tissu pulmonaire », explique le Professeur Vos, qui souligne l’importance de thérapies plus personnalisées. L’identification du rôle de certains antibiotiques, utilisés différemment dans ce contexte, a permis de préciser l’impact potentiel de ces traitements sur le développement de la CLAD. Le financement doit soutenir la mise au point de biomarqueurs fiables pour identifier plus tôt les patients à risque.

La Professeure Sarah Verhulst a développé un test auditif piloté par l’IA capable de rendre visibles les tout premiers signes de lésions auditives, avant qu’un audiogramme classique ne détecte une anomalie. Sa méthode combine mesures auditives EEG et audiogramme traditionnel. « Nous avons mis au point un test pour des diagnostics auditifs extrêmement précis », explique-t-elle, ajoutant que cette approche permet d’obtenir « un profil très précis de la perte auditive du patient ». Son équipe utilise également le machine learning pour élaborer de nouveaux algorithmes de traitement audio, capables d’adapter le son aux profils auditifs spécifiques de personnes présentant une perte auditive naissante.

Chaque année, un jury indépendant constitué par le Fonds voor Wetenschappelijk Onderzoek (FWO) et le Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS) sélectionne trois jeunes chercheurs récompensés pour leurs travaux novateurs. La Fondation AstraZeneca rappelle avoir investi 6 millions d’euros dans la recherche en Belgique depuis 1993. « La Fondation est particulièrement heureuse de pouvoir récompenser à nouveau cette année plusieurs chercheurs belges de premier plan, pour leurs travaux pionniers dans les thérapies personnalisées, notamment en utilisant des outils pilotés par l’IA. Leurs résultats donnent clairement le ton pour la médecine de demain », déclare le Professeur Jean-Luc Balligand, président de la Fondation AstraZeneca. 

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