L'Union belge des prestataires de soins (UBPS) appelle à remettre le débat sur les suppléments d'honoraires hospitaliers "sur des bases complètes, honnêtes et responsables", en réaction aux positions récentes de certaines mutualités et aux déclarations du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke.
L'organisation estime que les montants avancés dans le débat public reposent sur des chiffres bruts, qui ne reflètent ni les rétrocessions hospitalières, ni l'intervention des assurances hospitalisation complémentaires - souvent déterminante pour la facture finale -, ni encore les coûts professionnels supportés par les prestataires. Les présenter comme des revenus médicaux ou comme une charge nette systématique pour les patients constitue, selon elle, une "approximation grave".
L'UBPS demande dès lors davantage de transparence sur la prise en charge effective des suppléments par les assurances complémentaires, afin d'évaluer objectivement la charge réellement supportée par les patients. Elle souligne aussi que les pratiques varient fortement selon les hôpitaux et les disciplines, et que les abus, bien qu'existants, restent "marginaux".
Pour l'organisation, l'évolution des suppléments d'honoraires reflète surtout un sous-financement structurel des soins hospitaliers et appelle à éviter les "raccourcis médiatiques" dans un débat qu'elle juge trop souvent simplifié.
Selon un rapport publié par l'Agence intermutualiste (AIM), le montant total des suppléments d'honoraires avait enregistré une augmentation de 9,1% en 2024 par rapport à 2023 pour atteindre 760 millions d'euros. Cette envolée des coûts a poussé le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke à annoncer sa volonté de réguler d'urgence le secteur.
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Derniers commentaires
Denis Willame
22 janvier 2026Vu les taux d’inflation d’inflation ces dernières années, cette augmentation a peut-être une explication. Il serait intéressant et sensé de connaître ce taux d’augmentation sur une période plus large…
On oublie de dire que l’augmentation des honoraires ne suit pas totalement l’inflation et que les taux de rétrocessions dans les hôpitaux ou les charges en extra-hospitalier ont fortement augmenté ces dernières années également…
Bref, comme d’habitude, on sous-entend que les soignants, en particulier les médecins, agissent par cupidité…