Solidaris publie un nouveau rapport formulant une série de propositions destinées à encadrer et à renforcer le taux de conventionnement des médecins, un mécanisme jugé essentiel pour garantir l’accessibilité financière aux soins. Le document, diffusé cette semaine, s’appuie sur une analyse des effets actuels du système et plaide pour un recentrage sur sa finalité de santé publique.
Le rapport insiste sur la nécessité de consolider le conventionnement, considéré comme la pierre angulaire du modèle tarifaire. Selon Solidaris, les incitants doivent être réorientés en priorité vers les prestataires conventionnés. L’organisation préconise ainsi de réserver indexations, primes et forfaits à ces derniers, et d’utiliser les marges dégagées pour financer une prime annuelle de conventionnement. Les tarifs indicatifs sont perçus comme une mesure contre-productive, susceptible d’alourdir la facture des patients.
L’organisme propose également de revoir en profondeur la méthode de calcul du taux de conventionnement. Le seuil minimal de 60 % devrait être établi non plus sur les seuls numéros INAMI, mais sur le volume réel des prestations effectuées. Solidaris suggère en outre de supprimer le statut de prestataire partiellement conventionné, ou d’en pondérer l’impact. Une adaptation par profession et par territoire, avec un suivi local obligatoire, est également avancée.
L’accessibilité financière figure au centre du rapport. Solidaris rappelle que la loi permet déjà de fixer des tarifs maximums lorsqu’un seuil minimal n’est pas atteint, et demande l’application stricte de cette disposition. L’organisation défend aussi l’instauration d’un « bouclier tarifaire » destiné à plafonner automatiquement les suppléments d’honoraires en l’absence d’accord entre partenaires.
Enfin, le rapport appelle à un encadrement plus strict des suppléments d’honoraires pratiqués par les prestataires non conventionnés. Solidaris recommande de fixer des plafonds effectifs et de ne pas se limiter à des montants négociés en commission, afin d’éviter des limites symboliques sans impact réel pour les patients.
> Lire la synthèse du rapport
> Découvrir l'intégralité du rapport conventionnement
Lire aussi: L'accès à la santé diffère selon le lieu de résidence, selon Solidaris









Derniers commentaires
Pascale JENAER
09 décembre 2025je reve!
les mutuelles qui dictent leur loi!
Perso,je pense au Luxembourg ou à la Suisse..j'en suis là!
après 33 ans de déconventionnement,pas un euro de prime de quoique ce soit ou de qui que ce soit..
Olivier DELAERE
08 décembre 2025Conflit d'intérêt majeur de la part d'organismes financièrement obscurs et qui s'enrichissent au fur et à mesure de la limitation des factures des patients alors que leurs primes d'assurance hospitalisation ne diminuent pas en proportion. 13 ans d'études universitaires, deux ans de licence complémentaire, une année à l'étranger de l'autre côté de la planète virtuellement non payée, 5 ans de recherche en labo universitaire non rémunérée, tout cela pour atteindre un niveau de compétence médicale adéquat, et on devrait encore se faire dicter ses honoraires par un intermédiaire qui même à son sommet n'a même pas le tiers du quart de vos titres et travaux, dont on pourrait aisément se passer et qui parasite financièrement l'ensemble des soins de santé belges ??
Robin GUEBEN
06 décembre 2025Ça et un twix, peut-être ? Je rappelle à Solidaris qu'ils n'ont pas à s'immiscer dans une profession libre.
Si je ne touche plus les primes programmes, je n'ai pas d'obligation à avoir un programme et je retourne aux dossiers papiers. Si je ne peux plus faire les tarifs accrédités, je n'ai plus à transmettre mes statistiques et preuves de bonne pratique à l'INAMI.
Je signale aussi qu'en philosophie du marché libre qui est le nôtre, s'il n'y a plus de concurrence nationale, il y a une concurrence internationale. Même la France qui a un système de santé très étatisé permet un secteur 3 entièrement libre économiquement. Même le Royaume-Uni qui a une médecine d'État à 100% a un système de santé privé libéral parallèle. La Belgique est un petit pays au carrefour de l'Europe (Bruxelles fut choisie comme capitale européenne pour cette raison) : si vous dégoûtez les médecins bosseurs de bosser, ils iront bosser ailleurs.