Publication de l’accord médico-mutualiste : les médecins ont jusqu’au 12 mars pour se prononcer

Le nouvel accord médico-mutualiste, conclu le 17 décembre dernier, est publié au Moniteur belge, annoncent mardi l’Association belge des syndicats médicaux (ABSyM) et le Groupement belge des omnipraticiens (GBO). Entré en vigueur le 1er janvier, il s’appliquera jusqu’au 31 décembre 2027. La publication officielle ouvre une période de 30 jours durant laquelle les médecins peuvent refuser l’accord ou y adhérer partiellement.

Les praticiens qui le souhaitent doivent notifier leur refus ou leur adhésion partielle au plus tard le jeudi 12 mars 2026, via l’application ProSanté. À défaut de réponse dans le délai imparti, ils seront considérés comme ayant adhéré automatiquement à l’accord pour l’ensemble de leur activité professionnelle.

Les médecins souhaitant être conventionnés pour l’ensemble de leur activité ne doivent, eux, entreprendre aucune démarche.

L’ABSyM rappelle par ailleurs que, conformément au point 8.1 de l’accord, le montant du statut social est fixé à 6.243,59 euros pour les médecins conventionnés, à 2.945,25 euros pour les médecins partiellement conventionnés, et à 8.403,62 euros pour les médecins en formation.

De son côté, le GBO souligne que l’accord 2026-2027 « va bien au-delà d’un simple arrangement financier conclu par défaut », en garantissant notamment l’indexation des honoraires médicaux et une stabilité des coûts pour les patients. L’organisation y voit également la confirmation, pour les deux prochaines années, de l’engagement pris entre médecins et mutualités à investir dans les soins primaires, conformément aux objectifs de santé publique validés au sein de l’INAMI.

Lors des négociations, le GBO et ses partenaires du Cartel ont poursuivi un objectif prioritaire : renforcer la médecine générale et préserver les performances du système de santé. Dans un contexte budgétaire jugé très contraint, aucune économie ne sera exigée des médecins généralistes accrédités, relève le groupement.

Le GBO ajoute que les consultations, visites à domicile et dossiers médicaux globaux (DMG) seront indexés de 2,72 %, tandis que des moyens supplémentaires seront dégagés pour les tâches administratives et les contacts à distance assurés par les médecins généralistes.

L’organisation estime qu’il s’agit d’un compromis équilibré pour les prestataires comme pour les patients, et encourage les généralistes à rester conventionnés.

Vous souhaitez commenter cet article ?

L'accès à la totalité des fonctionnalités est réservé aux professionnels de la santé.

Si vous êtes un professionnel de la santé vous devez vous connecter ou vous inscrire gratuitement sur notre site pour accéder à la totalité de notre contenu.
Si vous êtes journaliste ou si vous souhaitez nous informer écrivez-nous à redaction@rmnet.be.

Derniers commentaires

  • Robin GUEBEN

    11 février 2026

    Déconventionnez-vous en masse, c'est le seul moyen pour le corpus médical de divorcer définitivement des contraintes économiques que l'État nous impose de manière croissante jusqu'à vouloir nous contrôler totalement par la loi-cadre 1.0 Vandenbroucke.
    À 1100 contacts en un peu plus d'1 mois, supplément d'honoraire de 5€ sur chaque patient, vous surpassez la prime de convention et vous en disposez directement pour vos propres investissements et non pas après vos 67 ans sur un compte fermé sans aucune information sur les rendements de ce placement d'État-INAMI.