La PPLW publie un guide sur la réforme de la première ligne

La PPLW publie un guide pédagogique destiné à clarifier les contours de la réforme wallonne de la première ligne. En cinq pages, le document répond aux interrogations les plus fréquentes du terrain et détaille la nouvelle architecture territoriale qui doit structurer la coordination des soins dans les prochaines années.

Le guide débute par la question principale: pourquoi une réforme? «Aujourd’hui en Wallonie, beaucoup de personnes ont du mal à comprendre le système bio-médico-psycho-social. Elles doivent frapper à plusieurs portes, répéter leur histoire, et parfois, elles n’obtiennent pas l’aide adaptée à temps», répond la PPLW. 

Il faut donc mieux structurer les soins. Cela passe par l’inclusion plus large de déterminants de la santé (logement, travail, alimentation, etc.) mais aussi par une meilleure concertation entre tous les acteurs du soin et de l’accompagnement afin de mieux collaborer autour des besoins réels des personnes.

Ensuite, le guide définit la première ligne de soins. «C’est le premier niveau de contact quand un citoyen rencontre un problème de santé ou de vie quotidienne.» Cela comprend un ensemble de prestataires (du kiné au logopède en passant par le médecin généraliste) et de structures de soins comme les services d’aide familiale. 

Qu’est-ce que la réforme change concrètement?
Au cœur des changements figure une nouvelle organisation territoriale en trois niveaux, qui prend forme peu à peu. Le niveau micro correspond aux bassins de vie (10.000 à 50.000 habitants), où se trouvent les professionnels et les citoyens. Le niveau méso s’articule autour de dix zones et de « consortia transitoires » chargés de soutenir les acteurs locaux et de préparer les futures organisations locorégionales de santé (OLS). Le niveau macro regroupe les autorités régionales et les instances de pilotage, dont la PPLW fait partie.

Les consortia auront pour mission de rendre la première ligne plus accessible, mieux coordonnée, plus proche du terrain et plus harmonisée sur l’ensemble des territoires. Ils devront également «favoriser la collaboration, l’apprentissage continu et l’optimisation de la gestion de l’information». Leur mise en place est concomitante aux programmes interfédéraux de soins intégrés, notamment en périnatalité (les 1.000 premiers jours), pour les personnes vulnérables et dans la prévention et le traitement de l’obésité chez les enfants et adolescents.

Des questions encore ouvertes
En conclusion, la PPLW insiste sur les objectifs globaux de la réforme: participation plus active des personnes et de leur entourage, meilleure continuité des parcours de soins, réduction des doublons et amélioration de l’équité. 

Reste que la réforme demeure, à ce stade, un chantier en cours. De nombreuses questions pratiques – financement, articulation avec les structures existantes, charge administrative – ne trouvent pas encore de réponses opérationnelles. «La PPLW a recensé une série de questionnements venant du terrain auxquels la réforme ne peut pas encore donner de réponse. La PPLW s’engage à remonter ces interrogations au niveau des autorités compétentes et à communiquer sur les évolutions de la réforme de la première ligne.»

> Les infos à lire sur: https://www.pplw.be/reforme-premiere-ligne.html

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