L’Ordre approuve le Code réformé

Samedi, le Conseil national a approuvé une nouvelle version du Code déontologique bien allégée. C’est ce qu’a annoncé le Pr Dirk Michielsen, urologue à l’UZ Brussel, ce samedi lors d’un discours pour l’association estudiantine Vlaams Geneeskundestudenten Overleg (VGSO) à Bruxelles. Il y a aussi défendu l’allègement des Conseils provinciaux, qui sera probablement repris dans le nouvel AR 79 relatif au Code.

«Notre ministre veut réformer l’Ordre, le rendre plus flexible. Les Conseils provinciaux seront très fortement allégés. On peut être pour ou contre. Ce sont surtout les Conseils provinciaux qui sont contre, plutôt par crainte de ne plus avoir de travail. Quod non», affirme le Pr Michielsen. Pour lui, il est normal que davantage de matières soient réglées à un plus haut niveau. «Pourquoi quelqu’un de Flandre occidentale doit recevoir une peine disciplinaire d’une semaine tandis que quelqu’un d’autre est acquitté pour le même fait à Anvers? C’est le genre de choses que nous devons uniformiser.» 

Plus que 45 articles pour le Code

«Deuxièmement, il y a le Code, qui comportait 182 règles déontologiques, datant de 1975. De l’époque où les GSM et les mails n’existaient pas et où il n’y avait que ‘Monsieur le Docteur’ qui voyait à peine sa femme et ne connaissait même pas ses enfants. Au fil des années, on a essayé de modifier quelque peu ces règles, en se basant sur les avis du Conseil national, mais ce n’était plus possible. Ce samedi, le nouveau Code a été voté au Conseil national. Celui-ci ne compte plus que 45 règles. Elles se concentrent sur quatre sujets:

  • professionnalisme,
  • respect,
  • intégrité
  • responsabilité.»

Pour Dirk Michielsen, la responsabilité signifie d’abord la responsabilité sociétale. Quant à l’intégrité, elle concerne les règles de base ordinaires de la déontologie. Le respect porte sur le respect que chacun devrait avoir pour l’autre. Et enfin, il s’est attardé un peu plus sur le professionnalisme.

«Par rapport à ce thème, il y aura un chapitre sur la connaissance et le savoir-faire. Ce qu’un médecin doit connaître, mais aussi les compétences pour pouvoir le faire. Ensuite, il traitera aussi du comportement du médecin: comment il doit utiliser ces connaissances et ce savoir-faire dans sa pratique afin de faire une bonne médecine. En tant que médecin, vous devez aussi connaître vos limites et la nécessité d’une collaboration collégiale avec d’autres dispensateurs de soins. Une attention sera aussi portée aux limites personnelles. Tout en veillant à la qualité de vie et à la délimitation de la vie privée.»

Le Pr Michielsen a conclu par un appel dirigé vers les jeunes et les femmes afin que ceux-ci soient davantage représentés dans l’Ordre, qui est toujours confronté à un problème d’image et qui inspire la crainte. Toutefois, l’Ordre se renouvelle aussi ici avec Médecins en Difficultés, en collaboration avec les universités, afin de déterminer quels sont les problèmes chez les étudiants en médecine. Selon lui, l’Ordre doit prendre davantage de tâches de médiation sur lui.

Enfin, Dirk Michielsen a encore ajouté que la contribution des jeunes ne signifie pas que toute l’expérience des membres plus âgés doive être mise de côté. En outre, une représentation de tous les groupes est nécessaire. Non seulement des spécialistes ou des MG, mais aussi par exemple des médecins d’assurance.

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