CT scans lombaires : Vandenbroucke assume, Coppieters temporise

Le point d’orgue de la première journée du Congrès de médecine générale ce 21 novembre à Charleroi était le débat politique réunissant Frank Vandenbroucke et Yves Coppieters. Dès l’ouverture du débat en plénière, l’interdiction de prescription des CT scans lombaires s’est invitée au centre des échanges.

« Votre décision de nous enlever la prescription de ces scanners a été vécue comme une véritable gifle, une humiliation », lance d’emblée le Dr Guy Delrée, président de la FAGW, prenant le ministre Vandenbroucke à froid. Il évoque le débat actuel et les sentiments que ressentent de nombreux généralistes, entre atteinte à la liberté thérapeutique et conséquences préjudiciables pour les patients.

Frank Vandenbroucke ne cherche pas à arrondir les angles. « Il est clair qu’il y a une surconsommation… une vraie exagération. Il n’y a aucun doute que c’est beaucoup trop prescrit », tranche-t-il d’entrée de jeu. Il rejette l’idée d’une décision guidée par l’économie : « Ce n’est pas un problème purement budgétaire. Un MRI, c’est autre chose qu’un CT scan en termes de radiations. » Pour lui, l’arbitrage relève d’une logique sanitaire et de priorisation : « Dépenser un euro là où il ne faut pas le dépenser, c’est ne pas pouvoir le dépenser là où il est nécessaire. »

Le ministre rappelle que la mesure émane du terrain : « C’est copy-paste la proposition des radiologues », martèle-t-il. Et il resitue le profil du patient réellement concerné : « Quelqu’un qui a vraiment besoin d’un CT scan ne se trouve généralement pas tranquillement dans un cabinet de généraliste. » Avant de conclure sur un message politique clair : « Je veux investir en soins de santé… mais simplement ouvrir les vannes et laisser l’eau couler, non. »

Face à la tension suscitée par la question, Yves Coppieters intervient pour calmer le jeu. « Je trouvais que vous agressiez un peu le ministre au démarrage », glisse-t-il, rappelant que « la décision politique ne se prend pas seule » et qu’elle repose sur « beaucoup d’avis d’experts » ainsi que sur un « cadre budgétaire réel ». Il invite à éviter les procès d’intention : « Il ne faut pas être trop caricatural dans la façon dont les décisions sont prises. »

Lire aussi: CT-scans lombaires : « Je ne suis pas choqué par la mesure du ministre »

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Derniers commentaires

  • Sammie Soetaert

    24 novembre 2025

    Cette polémique n'est-elle pas le reflet du manque de concertation entre les radiologues et la première ligne ?