Le GBO propose de permettre à nouveau aux médecins généralistes de prescrire des CT de la colonne vertébrale remboursés, à condition que l’examen réponde à des critères cliniques précis. Cette alternative à l’interdiction en vigueur depuis le 1er juillet sera examinée le 8 septembre par le Conseil technique médical (CTM) de l’INAMI, indique vendredi le syndicat dans un flash-info.
Depuis le 1er juillet 2026, les CT de la colonne vertébrale prescrits par un médecin généraliste ne sont plus remboursés par l’assurance obligatoire. La prescription remboursée est désormais réservée à certaines spécialités, notamment la neurologie, la neurochirurgie, la médecine physique et réadaptation, la chirurgie orthopédique, la rhumatologie et la médecine d’urgence.
La mesure a été adoptée dans le cadre des économies prévues au budget 2026 des soins de santé, avec pour objectif de réduire le recours à des examens d’imagerie jugés inappropriés.
Le GBO, qui s'était opposé à la mesure dès son annonce, conteste le principe d'une restriction fondée sur la spécialité du prescripteur. Selon le syndicat, celle-ci « décrédibilise » la médecine générale et risque d'entraîner des retards de prise en charge, des consultations de spécialistes ou des passages aux urgences uniquement destinés à obtenir une prescription, ainsi qu'une surcharge des deuxième et troisième lignes, sans garantie que les économies attendues soient réalisées.
Le syndicat a dès lors soumis au Conseil technique médical de l'INAMI une proposition alternative consistant à appliquer les mêmes critères de pertinence clinique à tous les prescripteurs, indépendamment de leur spécialité.
Le CT de la colonne pourrait ainsi être prescrit en cas de contre-indication médicale à l'IRM, de traumatisme récent, d'intervention chirurgicale ou de radiologie interventionnelle programmée ou réalisée, d'investigation systémique, notamment en oncologie ou dans certaines affections inflammatoires, de syndrome neurologique déficitaire moteur ou encore d'hyperalgie aiguë, à l'exclusion des douleurs chroniques.
Ces indications reposeraient sur les recommandations de bonnes pratiques en matière d'imagerie médicale, notamment celles de la Société belge de radiologie, précise le GBO.
Le prescripteur devrait mentionner l'indication clinique justifiant l'examen afin de permettre le contrôle du respect des critères. Le GBO évoque également la possibilité de créer des pseudo-codes pour faciliter la prescription et son contrôle.
L'objectif défendu par le syndicat est de cibler les CT jugés inutiles plutôt que d'en interdire la prescription à une catégorie de médecins, tout en maintenant l'effort d'économie demandé au secteur de l'imagerie médicale.
La proposition doit être examinée lors de la prochaine réunion du Conseil technique médical, prévue le 8 septembre.
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