Discutées lors des négociations médico-mutualistes, les consultations longues ne figurent finalement pas dans l’accord 2026-2027. Pour Lawrence Cuvelier, président du GBO, il ne s’agit toutefois ni d’un abandon ni d’un désaveu, mais d’un report logique, lié à la réforme plus large de la nomenclature attendue en 2026.
L’absence des consultations longues dans l’accord médico-mut ne relève pas d’un revirement de dernière minute, mais d’un choix de méthode, assure Lawrence Cuvelier, président du GBO. « La mesure a bien été évoquée lors des négociations médico-mutualistes, sans toutefois être intégrée à l’accord. Cette décision s’inscrit avant tout dans une logique de cohérence avec la réforme plus large de la nomenclature. Cela faisait partie de la revalorisation globale de la nomenclature. Le mettre de façon séparée paraissait compliqué dans la mesure où l’on réforme l’accord », explique l’intéressé.
Le point n’a d’ailleurs pas cristallisé de tensions particulières lors des ultimes discussions. « Cela n’a pas fait l’objet de longs débats », précise encore le président du GBO. La question des consultations longues a dès lors été renvoyée vers le groupe de travail chargé de la réforme des actes de consultation et assimilés (ACA), dans le cadre de la refonte globale de la nomenclature.
Au-delà de la question des consultations longues, c’est la réforme de la nomenclature elle-même qui cristallise les enjeux. « Cette réforme est très délicate », reconnaît Lawrence Cuvelier. « Il faut voir si l’on va privilégier les intérêts de santé publique ou si certains vont rester sur des acquis. » La discussion met ainsi en tension les actes intellectuels et les actes techniques, un point central des travaux à venir.
Pour le GBO, l’objectif reste inchangé : rééquilibrer la nomenclature en faveur de l’acte intellectuel, tant en médecine générale qu’en médecine spécialisée. « L’objet de cette réforme, c’est de privilégier d’abord l’acte intellectuel par rapport à l’acte technique », insiste Lawrence Cuvelier. Un chantier qui dépasse le cadre strict de l’accord budgétaire actuel et qui devrait se poursuivre en 2026, dans le cadre d’une refonte plus globale de la nomenclature.









Derniers commentaires
Pierre Nys
29 décembre 2025Je n ai aucune mais absolument aucune confiance dans ce ministre qui ne cesse de dévaloriser la médecine de première ligne ..
dites moi ce qu il fait pour la première ligne .. interdiction de CT lombaire…interdiction d avoir des vaccins au cabinet .. vaccination grippe Covid pour le pharmacien sans autres formes de procès et de projet .. interdiction de suppléments.. plus de contrôle.. il n a de cesse de dire .. de crier que les médecins trichent et fraudent ..
N avez vous pas le sentiment d être manipulé et pour les promesses : « elles n engagent que ceux qui ont la faiblesse d y croire.. »
C est que de l utopie que de le croire .il faut , je pense être bien plus asserting avec ce ministre .