Les discussions autour de l’accord médico-mutualiste 2026-2027 se déroulent dans un contexte de pression accrue sur les dépenses de santé, avec des orientations qui traduisent, selon l’Union Belge des Prestataires de Soins (UBPS), une volonté de régulation renforcée. L’organisation estime mardi dans un communiqué que ces évolutions pourraient avoir des implications importantes pour l’exercice médical.
L’UBPS attire également l’attention sur la loi-cadre portée par le ministre, actuellement en phase avancée d’examen parlementaire et susceptible d’être prochainement soumise au vote. Si elle devait être adoptée dans sa forme actuelle, elle pourrait « influencer durablement les mécanismes de concertation et les conditions d’exercice des médecins », prévient l’union.
Face à cette situation, l’UBPS appelle à « la vigilance » et à « la cohésion », plaidant pour une position « responsable, proportionnée et collective ». Dans ce cadre, elle invite les médecins non conventionnés à maintenir leur position, et les médecins conventionnés à envisager un conventionnement partiel, présenté comme « une mesure de prudence et de préservation ».
L’organisation insiste sur le fait qu’il ne s’agit « ni d’un retrait du système ni d’un acte de confrontation », mais d’une manière de conserver une capacité d’adaptation dans un contexte en évolution. « Les décisions en cours pourraient produire des effets à long terme », souligne-t-elle, estimant que la profession doit préserver sa capacité de dialogue et de négociation.
L’UBPS met en avant le conventionnement partiel comme « un outil mesuré » permettant de maintenir la continuité des soins, de préserver l’autonomie professionnelle et de protéger l’équilibre économique des pratiques, tout en adressant « un signal institutionnel clair, sans rompre le dialogue ».
Au-delà des modalités techniques, l’union évoque l’enjeu d’un modèle de médecine « indépendante dans ses décisions cliniques », « soutenable dans son organisation », « attractive pour les générations futures » et « centrée sur l’intérêt durable des patients ».
Dans son communiqué, l’UBPS souligne aussi « la réalité quotidienne » des cabinets, confrontés à une charge administrative croissante, à des coûts structurels en hausse et à une pression organisationnelle continue. « Préserver la qualité des soins commence par préserver ceux qui les dispensent », conclut-elle, appelant l’ensemble des médecins à s’inscrire dans une démarche « unie et réfléchie ».









Derniers commentaires
Robin GUEBEN
17 février 2026Moi je vous le dis plus clairement : déconventionnez-vous tous. Exemple simple pour les médecins libéraux :
- à environ une 20aine de patients par jour, en un peu plus d'1 mois avec 5€ de suppléments d'honoraires sur chaque patient vous surpassez la prime INAMI de chaque année versée sur le compte pension INAMI mais vous disposez de cet argent directement.
- Si on tombe à moins de 50% de conventionnement, la concertation prend fin et le ministre peut décider seul MAIS SUR LA MÉDECINE PUBLIQUE. Le ministre va donc recréer un autoritarisme sur la seule partie qui mérite un coup de pied aux fesses économiquement (les médecins au forfait, les DMG, les cercles de garde inefficients, ...)
- Si on tombe à moins de 50% de conventionnement, la médecine libérale devient libre. Exit le tiers-payant, la régulation des patients va devenir plus fluide et l'épanouissement économique sera meilleur.