Seul un salarié en arrêt maladie depuis moins d'un an sur dix recourt à la possibilité de reprendre le travail à temps partiel. En trois ans, les chiffres relatifs à cette "reprise progressive du travail" n'ont guère évolué, selon les données demandées par la députée CD&V Nahima Lanjri au ministre des Affaires sociales Frank Vandenbroucke (Vooruit).
La reprise progressive du travail permet de réintégrer un salarié dans une entreprise après une maladie ou une absence. Via une reprise partielle du travail ou un travail temporairement adapté, la personne concernée peut se réhabituer au rythme de travail et reste impliquée dans les évolutions de l'entreprise.
En trois ans, le nombre de personnes bénéficiant du dispositif n'a pratiquement pas augmenté.
"En 2024, 9,49 % des personnes en incapacité de travail pour cause de maladie depuis moins d'un an ont repris progressivement le travail, soit seulement un pour cent de plus qu'en 2022. Chez les malades en incapacité de travail depuis plus d'un an, ce chiffre n'était que de 20,3 % en 2024, soit seulement 2% de plus qu'en 2022", a fait observer Mme Lanjri.
Pour celle-ci, on passe ainsi à côté d'énormément d'opportunités, d'abord pour les personnes en incapacité de travail, car laisser celles-ci dépendre des indemnités de maladie dans l'incertitude, sans aucune perspective, est particulièrement néfaste.
"Mais même en période de pénurie de main-d'œuvre dans les entreprises et de restrictions budgétaires, nous avons tout intérêt à renforcer l'accompagnement vers le marché du travail", a déclaré Mme Lanjri.
Son parti souhaite mettre cette question à l'ordre du jour des négociations budgétaires fédérales. "Avec un taux d'emploi de 80%, notre problème budgétaire serait résolu. Une personne malade est malade. Mais nous ne pouvons tolérer que des personnes restent indûment dépendantes des allocations, ni abandonner les personnes ayant un potentiel de travail", a conclu Mme Lanjri.









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Robin GUEBEN
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