Quotas de médecins : l'arrêté royal publié, le GBO rappelle que les chiffres ne suffisent pas

L'arrêté royal fixant les quotas fédéraux de médecins pour les années 2032 et 2033 a été publié au Moniteur belge. Il confirme les chiffres annoncés par le gouvernement fédéral au printemps dernier et porte les quotas à 1.089 médecins pour la Fédération Wallonie-Bruxelles et 1.427 pour la Communauté flamande. À cette occasion, le GBO/Cartel salue une évolution positive tout en estimant que le véritable défi reste de renforcer l'attractivité de la médecine générale.

Les quotas concernent les étudiants ayant entamé ou entamant leurs études de médecine en 2026 et 2027, qui accéderont à une formation spécialisée en 2032 ou 2033. Ils sont en hausse par rapport à ceux fixés pour 2031 et traduisent la volonté du gouvernement d'adapter progressivement la planification médicale à l'évolution des besoins de santé de la population.

Le GBO/Cartel voit dans cette augmentation une confirmation de la revalorisation progressive des quotas francophones, jugés insuffisants pendant de nombreuses années. Selon l'organisation, cette évolution constitue "une étape supplémentaire vers une meilleure adéquation entre le nombre de médecins formés et l'évolution démographique, le vieillissement de la population et l'augmentation des maladies chroniques".

Le syndicat estime toutefois que la question du nombre de médecins ne peut être dissociée du choix de carrière des futurs diplômés. "Le véritable enjeu est de savoir combien d'entre eux choisiront la médecine générale et continueront à l'exercer à long terme", souligne-t-il.

Pour le GBO, la pénurie de médecins généralistes demeure l'un des principaux défis du système de santé. Augmenter les quotas constitue une condition nécessaire, mais ne suffira pas si une proportion suffisante des jeunes médecins ne s'oriente pas vers cette discipline.

L'organisation appelle dès lors les autorités à poursuivre leurs efforts pour améliorer l'attractivité de la médecine générale, notamment en renforçant la reconnaissance du rôle du généraliste, en réduisant la charge administrative, en améliorant les conditions de travail et en garantissant une rémunération compatible avec un exercice durable de la profession.

Le GBO rappelle enfin que l'enjeu dépasse la seule formation. Selon les données qu'il cite, environ un diplômé en médecine générale sur cinq n'exerce jamais cette spécialité et près de 15% des médecins généralistes ont quitté le secteur curatif dix ans après l'obtention de leur diplôme. Pour le syndicat, ces chiffres montrent que la planification de l'offre médicale doit désormais porter autant sur la fidélisation des médecins que sur leur formation.

> Découvrir l'Arrêté Royal

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