En 2025, des accords interfédéraux doivent être conclus sur le contrôle de la qualité et de la sécurité des soins dans les hôpitaux, et une approche sera développée au niveau interfédéral pour soumettre les cabinets privés à des normes de qualité et de sécurité similaires. « Où en est-on au niveau wallon ? » s’inquiète la députée PS wallonne Valérie Dejardin.
Au Parlement wallon, le ministre de la Santé, Yves Coppieters, fait le point : « La Wallonie va participer à la plateforme interfédérale pour la qualité des soins dans les hôpitaux, lancée en 2025 et qui entamera ses travaux dès la rentrée de septembre 2025. Cette plateforme regroupera les principaux acteurs institutionnels concernés, tant fédéraux que fédérés, dont notamment l’AViQ, le SPF Santé publique, l’INAMI, la COCOM, le Departement Zorg en Flandre, le ministère de la Communauté germanophone et les institutions de soutien à la qualité, comme le VIKZ ou encore la PAQS. L’objectif principal de cette plateforme est de coordonner les politiques relatives à la qualité et à la sécurité des soins à l’échelle du pays, tout en respectant les compétences propres à chaque entité. »
Les discussions devraient porter, entre autres, sur la sélection d’indicateurs de résultats cliniques et organisationnels communs (par exemple, les taux de mortalité standardisés, les réadmissions non planifiées, les infections nosocomiales), leur méthode de calcul, les modalités de collecte des données, ainsi que leur intégration dans des démarches d’évaluation et de transparence.
Un travail par phase
« À ce stade, la plateforme interfédérale entend travailler par phases. La première phase consiste en une évaluation critique des indicateurs proposés, suivie de l’élaboration d’un cadre commun pour la collecte uniforme des données et la définition des méthodes de calcul. Un projet pilote de mise en œuvre est prévu à court terme, avec des évaluations régulières de la charge administrative et de la faisabilité. »
Les cabinets privés aussi ?
L’approche se veut pragmatique et évolutive, avec pour ambition de renforcer l'efficacité, la transparence et l’harmonisation des exigences de qualité. « L’accent sera d’abord mis sur les hôpitaux généraux et universitaires. Dans un second temps, selon l’analyse, il pourrait être décidé, pour autant qu’un accord soit trouvé, d’étendre le champ d’action de la plateforme interfédérale aux cabinets privés pratiquant des actes chirurgicaux. »








