La réforme de la première ligne se structure progressivement en Wallonie. Au Parlement wallon, la députée PTB Rachida Ait Alouha, infirmière de formation, a interrogé le ministre de la Santé, Yves Coppieters, sur « la mise en place de 10 zones géographiques destinées à rassembler la première ligne de soins ».
Selon le ministre, la première étape consiste à lancer des projets pilotes pour développer un modèle d’organisation à l’échelle méso. « Ce niveau intermédiaire clé dans l’articulation entre les dynamiques locales et les orientations régionales agira en soutien aux acteurs dans les bassins de vie afin de répondre aux besoins complexes de leur territoire. La philosophie des projets pilotes repose sur une démarche expérimentale et réflexive. Ce processus, qui se veut dynamique et apprenant, est encadré par un plan d’implémentation qui guide les projets, ainsi qu’une équipe d’accompagnement chargée d’apporter un soutien méthodologique, scientifique et opérationnel adapté aux besoins des territoires. »
L’équipe d’accompagnement sera composée d’agents de l’AViQ, « chargés d’assurer le suivi et la cohérence globale du projet », de l’équipe Horizys, consortium scientifique qui réunit la PAQS, l’UCLouvain et l’ULiège, « chargée des aspects scientifiques et méthodologiques », ainsi que de divers experts mobilisés selon les besoins spécifiques : la Plateforme pour la première ligne wallonne (PPLW), les coordinatrices de « Born in Belgium Professional » (BiB) ou encore une représentation de l’ONE.
Le ministre précise que « cet accompagnement personnalisé, soutenu par l’utilisation du Population Health Management (PHM) comme un outil d’aide à la décision, doit permettre de garantir une couverture équitable de l’ensemble de chaque territoire et, globalement, de l’ensemble de la Wallonie ». Les candidatures seront analysées suivant plusieurs critères, « tels que la diversité des membres ; la qualité des ressources disponibles, la pertinence des projets et initiatives en lien avec la transformation visée, la qualité globale du projet en termes de pertinence et de cohérence, l’inscription dans un écosystème global qui lie les secteurs de l’accompagnement et du soin, l’adéquation du budget prévisionnel au budget prévu ». Une candidature sera retenue par territoire locorégional, conformément à l’arrêté du 6 juin 2024.
Cette phase pilote doit « impulser et soutenir la dynamique des réseaux locorégionaux d’accompagnement et de soins » en les orientant vers « l’adoption d’une approche de soins primaire et intégrée au sein des territoires ». Le ministre insiste sur l’aspect collaboratif : « Il s’agit d’un processus participatif et itératif, à chaque étape du projet et quel que soit le niveau des actions menées, des associations représentantes des usagers et des opérateurs de première ligne sont associées aux travaux. Le protocole d’évaluation intègrera lui aussi la participation des usagers et des opérateurs sur le terrain », a-t-il conclu.









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Béatrice FIGA
08 novembre 2025"Cette phase pilote doit « impulser et soutenir la dynamique des réseaux locorégionaux d’accompagnement et de soins » en les orientant vers « l’adoption d’une approche de soins primaire et intégrée au sein des territoires ». Le ministre insiste sur l’aspect collaboratif : « Il s’agit d’un processus participatif et itératif, à chaque étape du projet et quel que soit le niveau des actions menées, des associations représentantes des usagers et des opérateurs de première ligne sont associées aux travaux. Le protocole d’évaluation intègrera lui aussi la participation des usagers et des opérateurs sur le terrain », a-t-il conclu.
C'est la définition parfaite d'une usine à gaz.
Alain Pierson
06 novembre 2025Dites à ce ministre qu’il ment pour la province de Luxembourg.
Et certainement pour d'autres provinces.