Plus d'un Belge sur quatre renonce à des soins pour des raisons financières


Plus d'un Belge sur quatre (29%) indique avoir renoncé à des soins pour eux-mêmes au cours des 12 derniers mois, ressort-il d'une étude commandée par Ethias publiée jeudi. Le coût est la principale raison évoquée par les répondants, avec 71%. Cette part grimpe même jusqu'à 81% lorsqu'il s'agit du renoncement à une consultation chez un spécialiste.

Près de deux tiers des personnes interrogées (63%) ont renoncé à des consultations médicales ou paramédicales, alors que 38% ont abandonné l'achat de médicaments. Ils sont aussi 32% à avoir laissé tomber des traitements préventifs ou curatifs (vaccins, dépistage, visites de contrôle, etc.) et 29% des examens médicaux (radiographies ou analyses).
Environ 14% des parents interrogés déclarent avoir renoncé à au moins un soin de santé pour leur enfant. Parmi eux, 59% ont abandonné une consultation, 36% un traitement préventif ou curatif, 27% l'achat de médicaments et 15% des examens médicaux ou diagnostics.
Les soins dentaires sont ceux auxquels les Belges ont le plus renoncé durant les 12 derniers mois (53%). Viennent ensuite le médecin spécialiste (39%), le médecin généraliste (35%), l'ophtalmologue (21%) et le psychologue (20%).
Les réponses à l'étude font également état d'une forte inégalité régionale. Ainsi, 53% des Bruxellois affirment avoir renoncé à des soins dernièrement, contre 30% des Wallons et seulement 23% des Flamands.
Enfin la tranche d'âge ayant le plus renoncé à des soins est celle des 25-34 ans (44%), suivie des 35-44 ans (37%) et des 45-54 ans (31%). Ce taux descend à 18% pour les 55-64 ans et à 10% chez les 65-74 ans.
L'étude quantitative commandée par Ethias a été réalisée auprès de 1.000 personnes âgées de 25 à 74 ans et représentatives de la population belge. La marge d'erreurs est d'environ 3,1%.

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Derniers commentaires

  • Robin GUEBEN

    12 février 2026

    Si 55% de la richesse du secteur privé et marchand (voire même plus) part à la chaîne assurantielle du secteur intermédiaire social/santé d'État->INAMI->mutuelles->patients, j'invite les patients à s'interroger où disparaît leur argent s'ils n'en ont plus pour leurs soins en bout de chaîne.
    Dans un monde normalement sensé, une assurance qui ne paie pas pour les services assurantiels pour lesquels on l'a contracté subit une violente rupture de contrat afin de changer vers une assurance plus honnête et mieux gérée.