pharma.be publie son rapport 2025 : « Nous avons besoin de médicaments révolutionnaires »

pharma.be publie mercredi la cinquième édition de son Report to Society, un rapport consacré à la contribution du secteur biopharmaceutique belge à la santé, à l’innovation et à l’économie. Le document met en lumière un secteur qui investit chaque jour 16 millions d’euros dans la recherche et le développement, les essais cliniques et la prévention.

Le rapport replace l’année 2025 dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et des pressions concurrentielles. Il évoque une position toujours forte de la Belgique en matière de recherche clinique et d’innovation, tout en pointant plusieurs indicateurs en recul. Selon pharma.be, l’enjeu porte sur les choix à opérer au niveau européen et national afin d’éviter un affaiblissement durable de l’écosystème des sciences de la vie.

La publication insiste également sur l’impact des nouveaux traitements et des stratégies préventives, dont la vaccination, ainsi que sur la responsabilité sociétale du secteur biopharmaceutique. Elle présente le rapport comme un outil destiné à nourrir le dialogue avec les décideurs politiques, les professionnels de la santé et le grand public.

Lors de la publication du rapport, la CEO de pharma.be, Caroline Ven, situe la Belgique dans le paysage européen. « La Belgique figure toujours parmi les trois premiers pays pharmaceutiques d’Europe, grâce à un solide écosystème composé d’entreprises, d’universités, d’hôpitaux et de producteurs. Mais sur la scène internationale, nous sommes sous pression. Pour la première fois, nous ne figurons plus dans le trio de tête européen en matière d’emploi et de productivité. »

Elle replace l’innovation pharmaceutique dans une perspective de santé publique et de société. « Nous ne devons pas oublier que plus de 70 % des années de vie supplémentaires, dans les pays développés, sont dues aux nouveaux médicaments. Ils permettent de réduire les admissions à l'hôpital ainsi que les complications, d'augmenter le nombre d'années en bonne santé et d'accroître la productivité. »

Caroline Ven lie ces enjeux au vieillissement de la population et aux réformes en cours. « Dans une société vieillissante, ce n'est pas un luxe. Maladie d'Alzheimer, maladie de Parkinson, nouveaux cancers : nous n'allons pas les guérir avec ce qui se trouve dans notre armoire à pharmacie actuelle. Nous avons besoin de médicaments révolutionnaires si nous voulons que la population vive et travaille plus longtemps en bonne santé. »

Elle inscrit enfin ces constats dans une perspective économique et sociale plus large. « Une stratégie cohérente en matière de sciences de la vie, ancrant les essais cliniques et la production en Belgique, un système de remboursement favorisant les médicaments révolutionnaires ainsi qu’une politique investissant suffisamment dans l'innovation détermineront si le cercle de la croissance économique, des années de vie en bonne santé et d'une sécurité sociale durable reste bouclé. Ce n'est pas demain qu'il faut agir, c'est maintenant ! »

> Découvrir le rapport complet

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