PFAS: une nouvelle campagne de dépistage sanguin va débuter en Wallonie

Une nouvelle campagne de dépistage pour évaluer l'exposition des citoyens aux PFAS de plusieurs zones wallonnes débutera le 4 mars prochain, annonce mercredi le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters (Engagés).

Le but de cette opération est de permettre aux citoyens des communes polluées qui n'avaient pu participer au biomonitoring organisé par l'Institut Scientifique de Service Public (ISSEP) en 2024 et 2025 d'obtenir des informations sur la concentration de PFAS dans leur sang.
Ces prélèvements seront réalisés à l'aide d'un centre de dépistage mobile qui se déplacera dans les communes concernées entre le 4 mars le 14 juin prochain.
Cette campagne visera les personnes de plus de 12 ans dont le domicile, le lieu de travail, le lieu de vie ou l'école se situent dans une zone où le dépassement (ou valeur proche) de la norme PFAS a été constaté dans l'eau de distribution jusqu'en 2023.
Les communes concernées sont Chièvres, Ath, Beloeil, Leuze-en-Hainaut, Jurbise, Braine-le-Comte, Seneffe, Ittre, Nandrin, Tinlot, Modave, Corenne, Flavion, Rosée (Florennes), ainsi que des entités alimentées par le feeder du Hainaut, à savoir Tubize, Braine-le-Château, Braine-l'Alleud, Le Roeulx, Soignies, Ecaussinnes et Waterloo.
Le ministre Coppieters précise toutefois que ce ne sont pas toujours ces communes dans leur entièreté qui sont concernées par la pollution, mais bien souvent seulement des portions, des quartiers ou des rues reliées aux canalisations incriminées.
Les citoyens concernés recevront dans les prochains jours un courrier reprenant toutes les informations utiles.
La participation à cette nouvelle campagne de monitoring sanguin sera entièrement gratuite pour les riverains. Un rendez-vous préalable est toutefois indispensable.
Les échantillons prélevés dans le centre mobile seront envoyés pour analyse au CHU de Liège. Les résultats des analyses de sang ne seront pas envoyés au domicile ou au médecin traitant, mais ils seront disponibles dans les trois mois après le prélèvement sur le Réseau de Santé Wallon (www.reseausantewallon.be). Ils seront accompagnés d'une grille permettant de l'interpréter seul ou avec le médecin généraliste.
Selon le ministre, depuis décembre 2023, grâce à un monitoring étendu sur l'ensemble des ressources en eau potable, plus aucun dépassement de la norme n'a été constaté dans les eaux de distribution en Wallonie, soit 100 ng/L PFAS-20, une valeur-limite applicable depuis le 20 février 2025.

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