Pédopsychiatrie : De Smet interpelle Vandenbroucke sur les refus d'admission

Le cas d'une adolescente suicidaire ayant essuyé 52 refus successifs d'admission en pédopsychiatrie, relaté par Medi-Sphere le 4 mai dernier, a fait l'objet d'une question écrite du député DéFI François De Smet au ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke. Dans sa réponse, le ministre indique que le SPF Santé publique ne dispose pas d'un registre central des refus individuels d'admission en pédopsychiatrie et met en avant les dispositifs fédéraux développés dans le domaine de la santé mentale des enfants et des adolescents.

Le député François De Smet s'est appuyé sur l'article publié par Medi-Sphere, qui relatait le parcours d'une adolescente présentant un risque suicidaire et ayant essuyé 52 refus successifs d'admission en hôpital psychiatrique. Dans sa question, il rappelle que l'Agence pour une Vie de Qualité (AviQ) avait transmis ce signal d'alarme au niveau fédéral, la programmation et le financement des hôpitaux psychiatriques relevant de cette compétence. Il demandait notamment combien de situations similaires avaient été signalées au SPF Santé publique au cours des douze derniers mois, si le plan pluriannuel « Santé mentale jeunes » avait été reconduit avec des objectifs chiffrés en matière de lits hospitaliers et de places en hôpital de jour, ainsi que les mesures prévues lorsque les capacités d'accueil sont saturées.

Dans sa réponse, Frank Vandenbroucke indique que le SPF Santé publique « ne dispose pas d'un registre central exhaustif des refus individuels d'admission en pédopsychiatrie, ventilé par territoire ». Il rappelle également qu'une admission psychiatrique reste une décision médicale prise par un médecin sur la base de l'état clinique, de l'indication thérapeutique et de la sécurité. Lorsque les conditions légales sont réunies, une admission sous contrainte peut être organisée par les autorités judiciaires, conformément à la loi du 26 juin 1990.

Le ministre souligne par ailleurs que sa politique vise à renforcer les réseaux de santé mentale pour enfants et adolescents, les équipes mobiles, les dispositifs de crise, les soins psychologiques de première ligne ainsi que l'actualisation de la programmation des lits K et des places k. Il estime toutefois que, pour les jeunes présentant des besoins complexes, la réponse ne peut être exclusivement hospitalière. Selon lui, la prise en charge doit également associer l'aide à la jeunesse, l'enseignement, les services sociaux et le secteur du handicap, afin d'assurer une continuité des soins et d'éviter que ces jeunes ne soient orientés d'un dispositif à l'autre.

La réponse ministérielle ne comporte pas d'éléments concernant un éventuel renouvellement du plan pluriannuel « Santé mentale jeunes » ni d'objectifs chiffrés relatifs à une augmentation des capacités d'accueil en pédopsychiatrie.

> Lire l'intégralité de la question-réponse

Lire aussi: Psychiatrie et santé mentale : 52 refus pour une adolescente suicidaire

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Derniers commentaires

  • Charles KARIGER

    13 aout 2026

    Monsieur le Député semble ignorer que notre Royaume, aussi glorieux que surendetté malgré ou à cause d’une somptueuse sécurité sociale n’a aucun "SYSTEME de santé".
    Les annexes de la Sécu distillent et saupoudrent comme elles le peuvent les deniers qui lui sont alloués par les multiples couches de cotisations, taxes, impôts, prélèvements, etc. Quitte à refuser des remboursements, réduire des honoraires, faire fermer des services et parfois des établissements de soin sous divers prétextes.
    Elles consacrent également d’immenses (et peut-être coûteux ?) efforts à pratiquer la grande chasse aux Fraudeurs, en sorte une police parallèle.
    Mais, très légalement, la Sécu Be ne gère pas la dispensation des soins.
    Bien sûr, il y a un Ministre et un Ministère de la Santé publique. Il ne comprend qu’environ 1500 collaborateurs. Ils s’occupent des « Animaux, Végétaux et Alimentation », des « Préparation et Réponse aux Urgences sanitaires », du service Medex (expertise médicale), etc. Il doit en rester quelques centaines pour « la santé publique »… Bien trop peu pour gérer quoi que ce soit et même pour savoir ce qui s’y passe d’un point de vue thérapeutique.

    Ceci explique les ronds de jambe de Monsieur le Ministre de la Pré-voyance sociale pour éviter de devoir répondre : « Bof, ce n’est pas mon projet. »