Des recherches menées à l'Université d'Anvers (UAntwerpen/UZA) visent à clarifier un possible lien entre une perturbation du sommeil paradoxal et la maladie de Parkinson, ont communiqué les services de la neuroscientifique Kaat Colman vendredi, à la veille de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson.
Selon la doctorante, de nombreux patients souffrent de troubles du sommeil qui apparaissent bien avant les premiers symptômes visibles de la maladie de Parkinson.
Cette pathologie est la deuxième affection neurodégénérative la plus répandue au monde. En Belgique, 50.000 personnes en seraient atteintes.
"Si la maladie est associée à des symptômes moteurs tels que les tremblements, d'autres signes apparaissent bien plus tôt, dont une diminution de l'odorat, des troubles de la mémoire ou des symptômes dépressifs. Une perturbation du sommeil peut constituer l'un des premiers signes avant-coureurs", explique Kaat Colman.
Le sommeil paradoxal jouerait un rôle important. Lors de cette phase qui se caractérise par une activité cérébrale intense, certains patients reproduisent physiquement leurs rêves en donnant des coups de pied, en frappant ou en criant. On dit alors qu'ils sont atteints du trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP), une parasomnie liée à l'absence d'une paralysie musculaire normale pendant cette phase.
"Plus de 90 % d'entre eux développent par la suite la maladie de Parkinson ou une affection apparentée. Le sommeil n'est donc pas seulement un symptôme, mais aussi un puissant facteur prédictif", précise la scientifique.
Les études de Kaat Colman cherchent à déterminer si des changements minimes dans le sommeil peuvent être liés au stade précoce de la maladie de Parkinson. S'il existe un lien, les médecins pourraient détecter la maladie avant même l'apparition de symptômes perceptibles ou de lésions cérébrales.








