La proposition de la ministre CD&V Annelies Verlinden d'étendre le délai d'avortement jusqu'à 14 semaines "est un affront pour les femmes de ce pays et les experts scientifiques", a réagi dimanche Sofie Merckx, la cheffe de groupe du PTB à la Chambre et médecin généraliste.
"Chaque année, 400 femmes traversent la frontière avec les Pays-Bas parce que le délai légal de 12 semaines en Belgique est dépassé. Elles doivent payer des sommes importantes. Il est de notre devoir d'offrir des soins de qualité et accessibles à toutes ces femmes qui sont vulnérables. Le CD&V continue de fermer les yeux sur cette réalité", a-t-elle pointé.
Pour le PTB, les chrétiens-démocrates flamands ignorent le consensus qui règne parmi les scientifiques et les médecins. "Le CD&V affirme que le fœtus est déjà capable de ressentir la douleur après 15 semaines. Cette affirmation est contredite par le rapport d'experts de 152 pages publié en 2023. Dans ce rapport, auquel ont collaboré toutes les universités du pays, les auteurs plaident à l'unanimité en faveur d'un délai de 18 semaines. Remettre cela en question relève de la pure idéologie", assène le parti.
"Le message adressé par le CD&V à ses partenaires de coalition est clair. Ils campent sur leurs positions et ne sont pas disposés à rechercher un compromis. Nous ne croyons pas que ce gouvernement soit capable d'élaborer une législation sur l'avortement dans l'intérêt des femmes et dans le respect de la science", conclut le PTB en appelant à former une majorité alternative au Parlement.
Au nord du pays, Vooruit, Anders et Groen se sont montrés critiques vis-à-vis de la proposition de la ministre Verlinden. Tous continuent à plaider pour une extension du délai légal à 18 semaines. Dans la majorité, ni la N-VA, ni le MR et Les Engagés côté francophones ne se sont exprimés sur le texte mis sur la table.
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