Le conseil général de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami), composé de représentants des mutuelles, des employeurs, des travailleurs et du gouvernement fédéral, a approuvé lundi un projet de budget des soins de santé pour l'an prochain, d'un montant de 41,3 milliards d'euros.
Pour éviter un dérapage budgétaire, plusieurs mesures toucheront différents secteurs, pour un montant total d'environ 470 millions d'euros, dont 228 millions dans le secteur pharmaceutique. Un effort de 150 millions d'euros sera également imposé aux médecins, principalement dans les domaines de la biologie clinique, de l'imagerie médicale et de la chirurgie. Le secteur hospital ier devra, quant à lui, revoir d'ici 2027 le financement des hôpitaux de jour afin d'économiser 47 millions d'euros, tandis que 50 millions d'euros supplémentaires seront économisés dans plusieurs autres secteurs.
"Nous sommes satisfaits que le gouvernement ait repris dans les grandes lignes le projet de proposition soumis au comité de l'assurance. Les mutuelles ont collaboré avec les prestataires de soins pour élaborer cette proposition. La sécurité tarifaire pour le patient est ainsi largement préservée, et les prestataires de soins doivent également faire un effort dans le cadre de l'exercice d'économies", a déclaré la vice-présidente de la Mutualité chrétienne (MC), Elise Derroitte, dans un communiqué.
"Le contexte budgétaire nous oblige à prendre des décisions difficiles, mais nous voulons continuer à veiller à l'accessibilité et au caractère abordable des soins", a-t-elle ajouté. "Nous sommes toutefois très préoccupés par la suite des événements : comment le gouvernement va-t-il gérer cette décision, compte tenu des 10 milliards d'euros qui doivent être économisés au total au cours de cette législature ?"
Avec la clôture du budget 2026, le secteur des soins de santé n'est pas encore sorti de la zone de turbulence financière, tempère la Mutualité chrétienne.
"Les mesures d'économie se poursuivront dans les années à venir et le cadre budgétaire deviendra sans doute encore plus difficile et plus strict. Cela mettra le secteur des soins de santé sous forte pression", a prévenu Elise Derroitte. "Un certain nombre de réformes importantes sont à l'ordre du jour pour les années à venir, mais avec la menace des économies, il sera de plus en plus difficile de les mener à bien, alors que ces réformes sont précisément nécessaires pour mieux maîtriser les dépenses à long terme", a-t-elle conclu.
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