Le port du masque buccal obligatoire dans les lieux et services publics dès samedi

Le port obligatoire du masque buccal sera élargi dès samedi à différents lieux publics en zones couvertes comme à l'extérieur pour endiguer le rebond de la pandémie de coronavirus, a annoncé jeudi la Première ministre Sophie Wilmès, à l'issue d'une réunion du Conseil national de sécurité (CNS) à Bruxelles. Celui-ci a décidé, pour la première fois depuis des mois, de renforcer les mesures.

Il s'agit des "marchés, brocantes, fêtes foraines, rues commerçantes et tout endroit à forte fréquentation qu'ils soient publics ou privés", a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse, confirmant un renforcement des mesures aux niveaux fédéral et local en raison d'une hausse "inquiétante" du nombre de nouvelles contaminations au Covid-19 au cours des derniers jours. "Les lieux seront définis précisément par les pouvoirs locaux", a ajouté Mme Wilmès (MR), en soulignant que les lieux publics "accessibles au public" étaient aussi concernés. Le port du masque sera également généralisé dans les établissements du secteur horeca sauf pour les personnes "assises à table". L'heure d'ouverture des magasins de nuit - mais pas de l'horeca - sera également avancée à 22h00 pour éviter des rassemblements à risque, a ajouté Mme Wilmès (MR).

Les clients des établissements du secteur horeca devront aussi laisser un numéro de téléphone ou une adresse électronique pour assurer le suivi d'une éventuelle contamination, a encore dit la cheffe du gouvernement fédéral. Elle a assuré que ces données seraient détruites après quatorze jours. Mme Wilmès a aussi affirmé que les bourgmestres disposeraient désormais "de la marge de manoeuvre nécessaire" pour prendre localement des mesures plus fortes si la situation l'exige, "en fonction de foyers locaux" en consultant leurs autorités régionales et les gouverneurs afin d'assurer une cohérence à l'échelle nationale. "Dans certains cas des confinements locaux pourraient être recommandés", a-t-elle prévenu. Les "bulles sociales" (le nombre de personnes que l'on peut rencontrer chaque semaine) sont maintenues en l'état. "Quinze personnes chaque semaine et non chaque jour. Nous devons être capables d'énumérer les personnes que nous avons vues durant la semaine", a dit la Première ministre. "Si tout le monde respecte strictement la règle des 15 personnes, nous ne devrons pas toucher à la bulle de 15 personnes à laquelle tout le monde tient", a-t-elle renchéri.

Selon Mme Wilmès, "les derniers chiffres ne doivent pas nous affoler (mais) ils doivent néanmoins être pris extrêmement au sérieux". "Une hausse des contaminations fait partie intégrante du processus de déconfinement. Cela n'est pas anormal mais cela doit rester sous contrôle", a-t-elle fait valoir. Depuis la semaine dernière, le nombre de nouvelles contaminations a "considérablement" cru, a-t-elle dit, en citant le chiffre de 193 par jour en moyenne, avec un "pic" de 360 lundi. "La hausse du nombre de contaminations est due au non-respect des règles", a dit la Première ministre. Elle a toutefois relevé des différences entre les groupes d'âge - les jeunes adultes de 20 à 30 ans sont plus touchés - et géographiques, avec des "hausses inquiétantes" dans certaines provinces - qu'elle n'a pas citées, mais parmi lesquelles se trouve celle d'Anvers.

Elle a confirmé que le CNS avait décidé de ne pas activer la phase 5 du déconfinement, qui aurait pu intervenir le 1er août, avec comme conséquence que les foires et les salons ne pourront pas reprendre leurs activités. Cette reprise est envisagée sous réserves pour le 1er septembre. "Ces règles ne sont pas des conseils mais des consignes. Elles doivent impérativement être respectées. Ces règles s'appliquent également à l'étranger et à votre retour de vacances", a rappelé Mme Wilmès. Elle a annoncé la mise en ligne prochaine sur le site des Affaires étrangères d'un formulaire numérisé que les personnes revenant de voyages dans des zones rouges ou oranges devront remplir sous peine d'amende.

Pour les retours des zones oranges, le CNS conseille une période de quarantaine et un test, des mesures obligatoires pour les personnes revenant de zones rouges que ce soit "à pied, en train, en avion". "Nous avons gagné une première bataille, mais la lutte contre le coronavirus n'est certainement pas finie", a conclu la Première ministre en réitérant son appel à la "prudence absolue" face au virus. 

Lire aussi :

Voyages à l'étranger: le "Passenger Locator Form" sera obligatoire à partir du 1er août

>Les mesures prises par le Conseil national de sécurité en détail

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Derniers commentaires

  • Vladimir Arianoff

    24 juillet 2020

    La cause en est que le corps médical (oh, je ne nie pas que certains ont fait leur possible) n'a rien voulu opposer à ce fléau, permettant la mort de près de 10.000 belges Le remède existe pourtant depuis près de 80 ans. La Médecine traditionnelle, académique , du haut de sa chaire de vérité pomparde, toujours voulu ignorer, la considérant comme futile. C'est cer moyen naturel essentiel qui dominait l'arsenal thérapeutiquer avant que Big Pharma ne fasse florèd avec les sulfamidés, les antibiotiques, les vaccins qui faillissent tous tôt ou tard. Informez-vous sur la vitamine C; Déparere les contaminés que nous sommes tous, testés ou non,des crais malades, les infectés. Vpous verre ce que deviendront les statistiques.

  • Vladimir Arianoff

    23 juillet 2020

    Hystérie collective causée par des épidémiologistes qui ont perdu le sens de la réalité nosologique. Je suis trop vieux pour m'agiter, et je le regrette . On ne peut pas être et avoir été ! Mais je m'étonne du silence criminel de mes confrères !