Le CD&V a préparé un premier projet de texte pour étendre la loi sur l'euthanasie aux personnes atteintes de démence, a indiqué le président des chrétiens-démocrates, Sammy Mahdi, mardi dans l'émission De Afspraak sur la chaîne publique flamande VRT. Celles-ci pourraient y recourir en s'appuyant sur une déclaration anticipée, selon la mouture envisagée. Belga a également obtenu confirmation de cette information.
L'accord de gouvernement scellé à l'échelon fédéral prévoit un élargissement de la loi sur l'euthanasie afin que les patients souffrant de démence puissent y accéder. Une proposition de la ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V), est attendue.
Cette dernière a sollicité les administrations compétentes pour élaborer un texte, qui a désormais été transmis à d'autres partenaires concernés, comme le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit), pour être parachevé. Le texte proposé mise notamment sur une planification anticipée des soins et un trajet multidisciplinaire incluant non seulement le ou la patiente mais aussi ses proches et les prestataires de soins.
Sur la base du projet de texte avancé par les chrétiens-démocrates flamands, de nouvelles demandes d'avis seront formulées et les discussions politiques au sein du gouvernement pourront débuter.
Le 20 juin, pour éviter une crise politique, l'Arizona a renvoyé au mois de décembre l'ensemble des dossiers éthiques (IVG, gestation pour autrui, accès des personnes démentes à l'euthanasie, accouchement discret). Certains partenaires de coalition ont toutefois émis des doutes sur la capacité de Mme Verlinden à dégager un compromis acceptable pour tous. Le président de Vooruit, Conner Rousseau, s'était ainsi montré sceptique concernant le délai légal pour avorter, qui est actuellement de 12 semaines. Son parti veut le porter à 18 semaines tandis qu'Annelies Verlinden avait évoqué dans la presse un allongement à 14 semaines, à prendre ou à laisser.
Mercredi midi, Vooruit confirme son opposition à cette initiative du CD&V. Selon le député fédéral Jan Bertels, on créerait toutes sortes de conditions autour des déclarations anticipées, permettant à d'autres de décider à la place du patient, alors que pour les socialistes flamands, ces directives doivent toujours primer.
"Les personnes atteintes de démence ont droit à une fin de vie digne. Elles doivent pouvoir décider elles-mêmes du moment où elles ont vécu leur vie", affirme M. Bertels. "Leur choix leur appartient, même lorsqu'elles ne peuvent plus l'exprimer. Vooruit se bat pour cela depuis des années. Les conservateurs bloquent ce libre choix depuis des années. Une fois de plus, ils laissent ce choix entre les mains d'autrui. Si vous tenez vraiment au libre choix et à une fin de vie digne, vous devez d'abord aborder cette question délicate au sein du gouvernement, et non dans la presse. À la table, Vooruit se battra avec acharnement. Pour une fin de vie digne, pour le libre choix, pour le droit de chacun de décider ce qu'est une vie digne et quand elle prend fin", conclut M. Bertels.









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Marie-Louise ALLEN
02 octobre 2026à quand appliquer toutes ces jolies initiatives, sources de sérieuses économies (enseignement, soins de santé, pensions) aux politiciens ? avortement pour les trop mal foutus apprentis, vie " digne", c'est à dire dans la dignité (peut-être une formation plus ou moins prolongée sur le sujet!) pour les autres sinon: signal de fin!