La Ville de Courtrai lance un projet pilote faisant appel à des médecins mandatés afin de mieux évaluer la situation médicale des bénéficiaires du revenu d'intégration. Elle devient ainsi la première ville de Flandre occidentale à recourir à ce dispositif pour orienter ces personnes vers un parcours d'activation, annonce-t-elle jeudi.
Pour pouvoir bénéficier du revenu d'intégration, les demandeurs doivent remplir six conditions de base. L'une d'elles consiste à être disposé à travailler, sauf si des raisons de santé ou d'équité s'y opposent.
Actuellement, les travailleurs sociaux et les accompagnateurs rencontrent souvent des difficultés pour évaluer correctement la situation médicale des bénéficiaires. Selon la Ville de Courtrai, l'accent est trop souvent mis sur l'incapacité, alors qu'elle souhaite davantage examiner ce que la personne est encore en mesure de faire.
« Déplaçons l'attention vers ce qu'une personne peut encore faire. Peut-être peut-elle encore exercer à temps partiel un travail en position assise ou suivre des cours de néerlandais. Grâce à cet avis médical indépendant, nous voulons accélérer le parcours d'activation et fournir à nos travailleurs sociaux et accompagnateurs des éléments supplémentaires pour étayer leur évaluation », explique l'échevin des Affaires sociales Giovanny Saelens (N-VA).
Lorsque les bénéficiaires n'ont pas de médecin généraliste ou ne veulent ou ne peuvent pas apporter suffisamment de précisions sur leur situation médicale, ils seront orientés vers un médecin mandaté. Celui-ci devra rendre un avis indépendant sur leur aptitude au travail. Les travailleurs sociaux disposeront ainsi d'une meilleure vue de la situation et les bénéficiaires pourront être orientés plus rapidement vers un parcours d'activation adapté.
Courtrai n'est pas la première ville à recourir à ce type de dispositif. Il est déjà utilisé notamment à Gand et Anvers, tandis que des communes plus petites, comme Hoeilaart, ont également été pionnières dans cette politique d'activation.
Des CPAS francophones recourent également à des médecins mandatés pour évaluer les raisons médicales invoquées par des bénéficiaires du revenu d'intégration. C'est notamment le cas à Charleroi et à Ixelles.








