Journée mondiale de lutte contre le sida : VIH: Le recul de l'usage du préservatif nourrit les infections

Le nombre de diagnostics de VIH ne baisse plus en Belgique, depuis quatre ans. L'an dernier, plus de 660 personnes ont été diagnostiquées, dont 50% de personnes hétérosexuelles. Cette absence de diminution "souligne la nécessité d'une approche intégrée visant à renforcer la prévention et à promouvoir un dépistage plus précoce", estime l'institut de santé publique Sciensano, à l'approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre.

Le pays dispose pourtant d'un large panel de stratégies de prévention, mais les préjugés et le manque de connaissance dans la population sur le virus et sa transmission empêchent que le potentiel de prévention soit pleinement réalisé.
"On a l'impression d'être revenus au début de l'épidémie, quand l'ignorance, les jugements moraux qui accompagnaient le VIH étaient choses courantes", alerte l'ASBL Ex Aequo. 
Un constat partagé par la Plateforme Prévention Sida, qui regrette que "malgré les avancées scientifiques, trop de préjugés circulent encore sur le VIH, sa transmission et la vie avec le virus". 
Sciensano note de son côté que "le potentiel de la prévention combinée est affaibli par le recul de l'utilisation du préservatif", un outil pourtant "efficace dans la lutte le VIH depuis le début de l'épidémie". 
Une enquête de Sensoa relevait en effet en 2024 que 38% des 20-29 ans n'avaient pas utilisé de préservatif lors de leurs rapports sexuels au cours des six derniers mois. Il reste cependant le moyen contraceptif le plus accessible et efficace, non seulement contre le VIH mais aussi toutes les autres infections sexuellement transmissibles, qui voient, elles, leur incidence augmenter en Belgique. 
"Il est donc nécessaire de promouvoir l'utilisation du préservatif et de faciliter l'accès à ce moyen de prévention, notamment en garantissant la disponibilité de préservatifs à prix abordable", soutient Sciensano.

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