Les services de secours arrivent dans la moitié des cas en moins de douze minutes à destination

Les services de secours de notre pays atteignent, dans la moitié des cas, leur destination dans les douze minutes suivant la prise de l’appel au centre d’urgence. Il existe toutefois d’importantes différences entre les zones densément et faiblement peuplées, mais aussi entre les différentes communes. C’est ce qui ressort jeudi d’une nouvelle étude de l’institut Vias. De manière générale, le temps d’attente est plus court à Bruxelles qu’en Flandre et en Wallonie.

La rapidité avec laquelle les services de secours réagissent est cruciale pour les chances de survie des victimes d’accidents de la route. Vias s’est penché sur les temps d’intervention des six derniers mois de 2024. Il en ressort que, dans la moitié des accidents, les services de secours arrivent à destination en moins de 11 minutes et 42 secondes. Les chiffres montrent en outre que 95 % du nombre total d’interventions ont lieu dans un délai de 26 minutes et 49 secondes. Cette proportion a augmenté entre 2021 et 2024.

À Bruxelles, les victimes d’accidents de la route sont aidées plus rapidement : le temps d’attente médian s’élève à un peu plus de dix minutes. En Région wallonne, les victimes sont secourues plus lentement, avec un temps d’attente médian de 12 minutes et 40 secondes. La Région flamande se situe entre les deux, avec une moyenne de 11 minutes et 30 secondes. La densité de population et la répartition géographique des postes de secours peuvent expliquer ces différences.

Même au sein des Régions, il existe de nettes différences dans les délais d’intervention. Ainsi, en Région wallonne, les zones urbaines comme Liège, Namur et Charleroi affichent des délais proches de la médiane flamande. C’est surtout au sud du sillon Sambre et Meuse que les médianes sont nettement plus élevées. Cette différence s’explique par le caractère rural et faiblement peuplé de cette région, où les postes de secours sont plus éloignés les uns des autres.

Il apparaît clairement que les zones densément peuplées affichent des temps de réponse plus courts que les zones peu peuplées. Par ailleurs, les temps de réponse sont légèrement plus longs la nuit que durant la journée, en raison de la moindre disponibilité immédiate des intervenants durant la nuit.

> Plus d'infos sur le site de l’institut Vias

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