Le Risk Management Group (RMG) s'est réuni jeudi à la suite de la notification d'une épidémie d'hantavirus à bord d'un navire de croisière à destination des îles Canaries. Les deux passagers belges bénéficieront d'un "accueil approprié" et d'un "suivi médical rigoureux" à leur arrivée en Belgique, indique le SPF Santé publique. Davantage d'informations sur la mise en place pratique de ce suivi sont attendues ce vendredi.
Actuellement, tous les passagers, y compris les deux ressortissants belges, ne présentent aucun symptôme et sont donc en bonne santé, souligne le SPF Santé publique.
Un mécanisme européen de solidarité a été déclenché afin d'organiser le rapatriement des deux Belges. Les passagers et le personnel de bord seront d'abord désembarqués à Tenerife, en Espagne. D'ici là, ils restent en quarantaine dans leurs cabines avec des mesures d'hygiène strictes.
À l'heure actuelle, le risque pour la santé publique est considéré comme très faible, ajoute le service public.
Le MV Hondius, battant pavillon néerlandais, fait l'objet d'une alerte sanitaire internationale depuis le week-end dernier, lorsque l'agence sanitaire des Nations unies, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a été informée que trois passagers étaient décédés et que la cause suspectée était l'hantavirus.
Le couple de Néerlandais avait voyagé au Chili, en Uruguay et en Argentine, avant d'embarquer sur le navire, selon les autorités sanitaires argentines.
Selon l'OMS, la période d'incubation de l'hantavirus, un virus rare sans traitement ni vaccin, est comprise entre une et six semaines et le risque d'une propagation d'hantavirus pour la population mondiale est "absolument faible", a assuré vendredi l'Organisation mondiale de la santé. "Il s'agit d'un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible", a déclaré devant la presse à Genève un porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier.
Ce dernier a souligné que même parmi les personnes ayant séjourné dans les mêmes cabines qu'une personne contaminée à bord du navire de croisière MV Hondius, "il semble que, dans certains cas, les deux ne soient pas contaminés".
"Ce n'est pas du tout comme la rougeole, par exemple : si vous êtes ici dans la salle de presse et que quelqu'un à l'avant tousse, les premiers rangs seraient en danger. Un contact étroit signifie qu'il faut pratiquement être nez à nez (...) Ce n'est pas un nouveau Covid", a-t-il insisté.
Parti le 1er avril d'Ushaïa, en Argentine, le Hondius, qui appartient au croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, fait actuellement route vers Ténérife, aux Canaries, où il est attendu dimanche.
Trois passagers du navire sont décédés, tandis qu'un dernier bilan de l'OMS jeudi a dénombré au total cinq cas confirmés pour trois cas suspects.
3 belges supplémentaires
La recherche approfondie des contacts des passagers qui ont déjà quitté le navire de croisière MV Hondius, touchés par des cas d'hantavirus, a permis d'identifier trois autres ressortissants belges en tant que cas contacts, indique samedi après-midi un communiqué du SPF Santé publique.
Ils ont été informés et sont actuellement suivis par l'AVIQ, l'Agence wallonne pour une Vie de Qualité. Ils ne présentent, à ce stade, aucun symptôme mais doivent néanmoins observer une quarantaine à domicile pendant toute la période d'incubation.
Une autre personne avait déjà été identifiée. Cette personne ne présente aucun symptôme non plus. Elle est suivie par Vivalis, l'Administration de référence en matière social-santé à Bruxelles, et observe aussi une quarantaine à domicile.
Ces quatre personnes doivent rester chez elles et limiter leurs contacts pendant toute la durée de la période d'incubation, soit six semaines à compter du contact avec la personne infectée. Les autorités sanitaires régionales veilleront au respect de ces mesures.
Par ailleurs, deux Belges se trouvent à bord du navire qui devrait accoster à Tenerife tôt dimanche matin. Ils seront rapatriés par un avion charter néerlandais. À leur retour en Belgique, ils devront d'abord se soumettre à un examen médical. Ensuite, eux aussi devront rester chez eux et limiter leurs contacts. Comme il s'agit de personnes domiciliées en Flandre, c'est le département régional flamand compétent qui se chargera du respect de la procédure.
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