Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté vendredi en troisième lecture sa réforme de la formation en soins infirmiers, censée offrir davantage de clarté dans les différents parcours possibles et répondre aux changements législatifs aux niveaux européen et fédéral.
Cette réforme acte la fin du brevet infirmier hospitalier, organisé dans l'enseignement secondaire, et la création d'une formation professionnalisante dans l'enseignement pour adultes, celle d'"assistant en soins infirmiers". Ce "brevet de l'enseignement supérieur d'assistant en soins infirmiers" se fera en 3 ans. La formation est "complémentaire" du bachelier d'"Infirmier responsable de soins généraux (IRSG)", qui a lieu dans l'enseignement supérieur, note le gouvernement.
Qu'en est-il des enseignants, plus spécifiquement ceux du brevet infirmier appelé à s'éteindre? "Les enseignants pourront continuer à s'inscrire dans le nouveau dispositif (passage de l'enseignement obligatoire à l'enseignement pour adultes), avec des garanties en matière de droits, d'ancienneté et de conditions de travail comme, entre autres, le maintien du barème salarial le plus élevé ou encore la préservation des nominations de l'enseignement obligatoire", communiquent vendredi les cabinets de Valérie Glatigny (Education et Enseignement pour adultes), Elisabeth Degryse (Enseignement supérieur) et Yves Coppieters (Santé).
Les étudiants qui ont déjà débuté leur cursus pour le brevet infirmier hospitalier peuvent le poursuivre et l'achever, même avec redoublement, précisent les ministres. Ceux qui détiennent ce brevet, de même que ceux qui auront suivi la nouvelle formation "assistant en soins infirmiers", auront la possibilité de suivre une passerelle de 120 crédits (2 ans) pour accéder au titre de bachelier IRSG. Ces cours passerelles seront mis en place dès l'an prochain (2026-2027), de même que la nouvelle formation dans l'enseignement pour adultes, précise le gouvernement. Ceux qui s'engagent dans cette dernière auront, dès la réussite de la première année, le visa leur permettant d'exercer en tant qu'aide-soignant.








