Plusieurs médecins condamnés ou radiés en France ont encore pu exercer en Belgique. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée jeudi par le journal De Tijd, en collaboration avec Le Monde, France 2 et le réseau d’investigation OCCRP.
L’enquête révèle notamment comment un cardiologue condamné en France pour des agressions sexuelles sur des patientes a pu poursuivre son activité sans entrave dans des hôpitaux belges. Le médecin français a obtenu en février 2024 sa qualification de cardiologue en Belgique.
En février 2025, la France a averti l’ensemble des autres pays européens que ce cardiologue avait été radié par l’Ordre français des médecins pour de graves motifs professionnels. Cette notification a été transmise via le Système d’information du marché intérieur européen (IMI). Mais, comme De Tijd l’avait déjà écrit l’an dernier, ces alertes IMI ne sont pratiquement jamais consultées par les autorités compétentes en Belgique.
Un médecin généraliste français frappé d’une interdiction définitive d’exercer après avoir palpé une patiente a également pu travailler en Belgique, tout comme un gynécologue temporairement suspendu en France après le décès d’un nouveau-né, pour lequel un tribunal français l’avait jugé partiellement responsable.
La Belgique promet désormais de consulter plus activement le système IMI lors de l’octroi des visas. L’Ordre des médecins affirme, de son côté, que « des mesures ont immédiatement été prises » à l’encontre des médecins cités dans l’enquête.
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