Les Mutualités Libres, dont Partenamut fait partie, prennent acte de la formation d’un nouveau gouvernement bruxellois après plus de 600 jours de blocage politique. Dans un communiqué publié mardi, elles estiment que Bruxelles avait besoin d’un exécutif de plein exercice pour assurer la stabilité des politiques publiques, tout en jugeant l’accord de gouvernement « relativement succinct au regard de l’ampleur des défis majeurs » auxquels la Région est confrontée.
Pour les acteurs du secteur santé-social, cette paralysie a entraîné « une insécurité budgétaire réelle dans la poursuite de leurs missions », tandis que les citoyens ont rencontré « des difficultés croissantes dans l’accès à certains dispositifs de soins ». Les Mutualités Libres évoquent également « une profonde crise de confiance des Bruxellois envers le monde politique et institutionnel ».
L’organisation appelle désormais à « l’action concrète », jugeant que les Bruxellois attendent des décisions capables d’améliorer réellement l’accès aux soins, de renforcer la prévention et de réduire des inégalités de santé particulièrement marquées dans la capitale.
Dans le volet santé, les Mutualités Libres regrettent l’absence d’une réforme de la gouvernance intra-bruxelloise associant davantage « les acteurs de la gestion paritaire et de terrain ». Elles avancent notamment qu’une centralisation de compétences comme la santé mentale ou l’aide à domicile au sein d’une seule administration permettrait de gagner « en cohérence et en efficacité ».
Les leviers régionaux en matière de prévention doivent aussi être réactivés « sans délai », selon elles, notamment via les dépistages organisés des cancers et les campagnes de promotion de la santé, avec une attention particulière aux publics vulnérables. Elles relèvent par ailleurs que si le plan social santé est mentionné, l’accord ne fixe « ni méthodologie pour la construction d’objectifs de santé ni ambitions en matière de programmation », ce qui limite la lisibilité des politiques à moyen terme.
Les Mutualités Libres accueillent favorablement le maintien des principes de la zone basse émission (LEZ), rappelant son impact positif sur la qualité de l’air, avec des effets mesurables sur la santé, tout en s’interrogeant sur certains assouplissements comme la circulation de véhicules plus polluants via des pass annuels.
L’organisation salue également l’attention portée aux aidants proches, « pilier essentiel » du système de santé, ainsi que le développement d’alternatives aux maisons de repos et le soutien au maintien à domicile. L’accent mis sur la santé mentale et le retour au travail des personnes en incapacité de longue durée mérite aussi d’être souligné, ajoute-t-elle.
Les Mutualités Libres attendent désormais une « feuille de route claire et budgétée » en matière de santé, interrogeant notamment les moyens consacrés à la prévention, la stratégie pour améliorer l’accès aux soins de première ligne, la coordination intra-bruxelloise et l’articulation entre niveaux régional et fédéral. « Nous avons collectivement perdu beaucoup de temps », concluent-elles, appelant à transformer cet accord tardif en décisions concrètes et concertées d’ici la fin de la législature.
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Charles KARIGER
17 février 2026Mais de quoi "ça" de mêle ? Tout cela au départ des tableaux Excel des remboursements ?
Bientôt une de leurs fumeuses études sur la cueillette des œufs durs en Brabant wallon ?