Fausse alerte à l'Ebola en Suède

Un patient admis dans un hôpital de Suède avec ce qui semblait être un cas d'Ebola, une maladie très contagieuse et parfois mortelle, ne souffre pas de cette fièvre hémorragique, ont annoncé vendredi les autorités locales.

"Le jeune homme (...) qui s'est présenté avec des symptômes comprenant notamment du sang dans les selles et les vomissements ne souffre pas d'Ebola. C'est ce que montre le résultat des analyses", ont précisé les autorités de santé d'Uppsala.

Il avait été admis vendredi matin dans un autre hôpital puis rapidement placé à l'isolement dans un service spécialisé dans les maladies infectieuses de cette ville à quelque 70 kilomètres au nord de Stockholm.

Le patient, qui vit en Suède mais dont l'identité n'a pas été révélée, est revenu il y a trois semaines d'un voyage au Burundi.

Il ne semblait pas avoir visité une zone contaminée par le virus Ebola qui sévit actuellement dans un pays voisin, la République démocratique du Congo, avait indiqué plus tôt Mikael Kohler, un responsable médical de la région d'Uppsala.

"En cas de soupçons d'Ebola, il est nécessaire de traiter tous les cas suspects comme s'ils étaient confirmés, jusqu'à ce que les résultats montrent le contraire", ont souligné les autorités de santé.

Les premiers symptômes sont apparus vendredi matin mais l'état du jeune homme s'est amélioré depuis, ont-elles précisé.

Il ne souffre ni de la fièvre jaune, ni de la dengue, ni des fièvres de Marburg ou de la vallée du Rift, ont ajouté les autorités sanitaires sans indiquer la nature exacte de sa maladie.

"Nous attendons maintenant le résultat des analyses pour d'autres maladies", précisent-elles.

Les urgences de l'hôpital où il avait été admis en premier, fermées après son arrivée, doivent rouvrir à 22h00.

L'épidémie d'Ebola qui touche actuellement l'est de la République démocratique du Congo a fait plus de 360 morts.

C'est la dixième épidémie dans ce pays depuis l'apparition de la maladie en 1976. La plus violente épidémie a frappé l'Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts.

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