Le monde n'est pas mieux préparé à une pandémie aujourd'hui qu'il y a dix ans, même après l'épidémie Ebola il y a une décennie et la crise du coronavirus il y a six ans, selon les experts du Global Preparedness Monitoring Board (GPMB).
Cet organisme indépendant a été créé en 2018 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale afin d'améliorer la réponse à apporter aux crises sanitaires internationales. Les crises qui ont eu lieu depuis, comme celle du Covid-19, ont engendré de nombreuses réformes et des milliards d'investissements en matière de prévention. Mais ces efforts ne sont pas suffisants face au risque croissant de pandémies, avertissent les experts.
Ils pointent notamment dans leur analyse que nous avons régressé en matière d'égalité d'accès aux diagnostics, vaccins et médicaments. Il faut ainsi près de deux ans pour que des pays à faibles revenus aient accès aux vaccins contre le mpox, soit encore plus de temps que les 17 mois nécessaires pour faire parvenir des vaccins contre le Covid à ces pays.
En outre, tant l'Ebola que le Covid ont sapé la confiance des citoyens en leurs responsables politiques. Dans le monde fragmenté d'aujourd'hui, qui n'est pas au mieux financièrement, les autorités auraient par ailleurs du mal à protéger les citoyens d'une pandémie, ce qui rendrait l'impact de la crise encore plus important.
Trois priorités ont été identifiées par le groupe d'experts: la mise sur pied d'un mécanisme permanent et indépendant pour suivre les risques liés aux pandémies; le soutien à un accès équitable aux vaccins, aux tests et aux traitements en faisant définitivement ratifier par les Etats membres de l'OMS l'accord de pandémie conclu en 2025; et la constitution d'un financement suffisant pour mettre en place les réponses adéquates en cas de crise.








