Etudes de médecine: la FWB a fixé les sous-quotas de spécialisations pour l'an prochain

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté vendredi les sous-quotas pour l'accès aux différentes filières de spécialisations aux études de médecine et dentisterie lors de la prochaine rentrée académique.

L'exécutif s'est appuyé pour ce faire sur les recommandations de la commission francophone de planification. L'objectif est de faire coller au mieux le nombre de (futurs) praticiens spécialistes aux besoins de la population.
Pour la médecine générale, leur nombre a été maintenu à 338 pour la prochaine année académique. 
En gériatrie, il passe à 18 (+2), à 8 pour l'anatomie pathologique (+3), à 12 pour la biologie clinique (+6), à 27 pour la psychiatrie adulte (+1). Pour la psychiatrie infantojuvénile, le quota est maintenu à 10.
Il a également été décidé d'ajouter deux nouveaux sous-quotas cette année: un pour la médecine d'urgence (47) et un autre pour la médecine physique (12).
Par ailleurs, afin d'éviter une surreprésentation dans certaines disciplines, des plafonds ont été fixés pour le radiodiagnostic (20) et la chirurgie orthopédique (18).
Ces limites tiennent compte d'un nombre d'attestations historiquement élevé et de l'absence de pénurie constatée dans ces spécialités, selon un communiqué du gouvernement.
Pour les soins dentaires, les sous-quotas minimum ont été maintenus pour deux spécialités clés, à savoir l'orthodontie (7) et la parodontologie (3).
Pour mémoire, si le nombre global de praticiens est fixé au niveau fédéral -ce qu'on appelle les 'quotas Inami'-, ce sont toutefois les Communautés qui décident de la répartition de ces médecins entre les différentes filières de spécialisation.

Lire aussi: Numéros INAMI : un goulet d’étranglement se profile pour les futurs médecins flamands

 

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Derniers commentaires

  • Robin GUEBEN

    21 juin 2026

    À supposer que tous ces étudiants finissent leurs études et deviennent médecins accomplis (ce qui ne sera pas le cas ; par exemple à Liège en 2010 ils y avaient 1100 étudiants bac1 et au final 300 médecins et 60 dentistes), il y aura une pléthore de médecins généralistes :
    - qui sauront moins faire que leurs aînés (les jeunes de la SSMJ sont déjà en train d'appeler à l'aide).
    - qui n'auront pas de capital DMG suffisant pour commencer le New Deal.
    - qui n'auront pas le cran suffisant pour se mettre en libéral.
    - qui n'auront pas d'aide "salariale" ou d'implantation suffisante ni des communes (Lierneux demande 900€/mois pour un local vide par exemple), ni de l'État/Aviq/INAMI (qui sera toujours en déficit budgétaire au profit de ses cadres, au détriment des services essentiels).

    Je félicite que le débat de 12 ans (manifestations en 2014) de Lechien+les étudiants wallons a été gagné contre Moens+Absym+"les-vieux-médecins-réduire-offre-aumente-notre-salaire-propre"+Flandre-Nation sur les stocks mais la question subsidiaire des flux n'a toujours pas été répondue !

    Moi-même qui suis passé maître en l'art du libéralisme médical, je suis entreprise à perte si je ne tiens compte que de la médecine générale libérale, je suis obligé de renflouer via mes autres entreprises chaque année. J'ose pas imaginer à quel point ça va être difficile pour des jeunes naïfs idéalistes avec des étoiles plein les yeux, qui n'ont pas une once de cruauté en eux. Pour le moment, à situation d'encadrement inchangée, je ne vois que des centaines de faillites dans 10-15 ans...